|
Reprise de l'emploi sans euphorie à la City
|
|
|
Posted by HR One
|
|
lundi, 19 juillet 2010 |
Les embauches repartent dans la capitale financière britannique, mais les banquiers restent dubitatifs sur leur avenir.
Les recruteurs ont beau dire que l’emploi dans la finance à Londres fait son grand retour, les banquiers (notamment les juniors) se montrent plutôt sceptiques. C’est le cas de Philippe, trader français dans les commodities (matières premières) dont la banque américaine a procédé il y a peu à une acquisition : « Chez nous, il s’agit plutôt de rationaliser les effectifs que de les étoffer. On murmure dans les couloirs qu’un tiers des salariés dans les deux entités devraient être remerciés sous peu… » A quelques exceptions près, les jeunes financiers qui exercent à la City sont de façon générale intimement convaincus que les bouleversements réglementaires à l’image de Bâle III ne seront pas sans conséquences sur leurs métiers. Emmanuel, autre Français qui est associate manager en charge de la gestion d’actifs au sein d’une grande banque américaine, craint ainsi la prochaine disparition de pôles entiers : « Dans le cas des fonds immobiliers, les banques, afin de rassurer leurs clients, ont pour habitude d’investir à leurs côtés. Or, selon la nouvelle réglementation, ces établissements ne pourront plus réaliser ce type d’investissements jugés risqués. » Avec, à la clé, peut-être de nouvelles charrettes…
Une place toujours attractive
Face à une régulation financière qui les inquiète, les jeunes banquiers semblent avoir pris toute la mesure de la crise passée pour ne plus se croire à l’abri dans les postes qu’ils occupent. Emmanuel a connu différentes vagues de licenciements au cours de ces quatre années passées dans sa banque. A présent, même si son activité se redresse, il ne se montre pas euphorique. « Au niveau de mon équipe, les résultats se sont désormais stabilisés et on devrait même pouvoir embaucher », indique-t-il, avant d’ajouter : « Mais au sein de l’un de nos fonds immobiliers, les effectifs ont été réduits de 20 %... » Prudence oblige, l’utilisation du conditionnel s’impose pour parler de « l’après-crise » : « On avait un peu l’impression d’avoir évité le pire mais le risque de défaut de la Grèce et de l’Espagne laisse présager que la crise serait loin d’être terminée. »(...)
> Suite de l'article: Agefi
|