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Manager (presque) sans stress |
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| Comprendre le stress pour le vaincre |
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| Posted by HR One | |
| mardi, 20 juillet 2010 | |
Qui n’est pas la proie du stress quotidien ? Peut-on vivre de façon plus sereine face aux difficultés de la vie ? Oui, en stimulant un territoire cérébral qui gère les situations complexes et inconnues. Les psychologues élaborent ainsi des exercices qui « musclent » cette zone appelée cortex préfrontal pour que le stress diminue !A l’aube du 3ème millénaire, l’homme vit dans l’ombre de la peur. Des peurs sociales (perte du travail), culturelles et ethniques (terrorisme), écologiques (changement climatique). Ces inquiétudes montantes, génératrices de stress, traduisent une perte flagrante d’identité, ainsi qu’une dégradation des valeurs, une évolution constante des mœurs (morales, sociales, sexuelles). Mais notre cerveau peut-il subir de tels changements ? Les neuropsychologues apportent une réponse à cette question… L’être humain réagit de deux façon face à une situation : soit il applique des schémas appris face à une situation simple et connue, soit il imagine des stratégies inédites face à une situation complexe et nouvelle. Dans le premier cas, on sollicite la zone postérieure basse du cerveau. Elle est utilisée pour les tâches routinières et maîtrisées. C’est ce qu’on appelle le mode automatique. Dans le second cas, on stimule la zone préfrontale de l’encéphale. Elle permet l’adaptation au changement. C’est ce qu’on appelle le mode préfrontal. Naturellement, l’individu active la première réaction, basée sur les acquis. Il cherche un premier fonctionnement automatique et connu. Mais si l’individu ne passe pas rapidement au deuxième cas, son inertie cérébrale l’empêche d’évoluer dans des situations inédites et imprévues. C’est alors que sont libérées les hormones du stress et ses effets délétères (hypertension, dépression…) Mode préfrontal contre mode automatique L’utilisation exacerbée du mode automatique nous empêche d’évoluer et d’adopter de nouvelles stratégies. Si le cortex préfrontal ne prend pas le dessus, le stress monte et on s’expose alors à de violentes réactions de l’organisme. 3 comportements sont symptomatiques : La fuite, souvent traduite par de l’anxiété ou un manque de concentration. Le combat qui se manifeste par une susceptibilité accrue et une agréssivité défensive. L’inhibition donne quant à elle une impression d’abattement, d’apathie et de tristesse. La but étant pour l’individu de cultiver au maximum sa capacité préfrontale en y rejetant au maximum la facilité, l’habitude, le reflexe, et d’appréhender la réalité dans sa globalité en trouvant de nouvelles stratégies efficaces, adéquates à une situation donnée. Il faut privilégier la capacité d’adaptation aux modèles routiniers pour diminuer l’impact du stress. A noter que six facultés cognitives du fonctionnement préfrontal s’opposent à exactement six caractéristiques du mode automatique. Les six facultés mentales qui activent particulièrement le cortex préfrontal sont : la rationalité, la curiosité, la souplesse d’esprit, la relativité, la planification de l’action et l’opinion personnelle. Des études prouvent que l’utilisation de ses facultés cognitives stimule le mode de fonctionnement préfrontal qui a pour rôle de diminuer le stress. Comment se défaire du stress ? En exerçant et musclant son cortex préfrontal au détriment des zones postérieures. La zone préfrontale doit dominer la zone postérieure. Comment ? Des moyens classiques existent : comme par exemple la méditation bouddhiste qui aspire au calme. Ou encore le développement des facultés cognitives évoquées ci-dessus pour une meilleure flexibilité mentale. Pour une meilleure utilisation du cortex préfrontal La répétition d’actes domestiques, le travail à la chaîne, les démarches qualités et sécurité exigent énormément d’habitudes et de techniques connues et maîtrisées. Et par conséquent, une forte utilisation du mode mental automatique. Les professions visées par ce type d’habitudes et comportements sont menacées par une psychorigidité prononcée. Pour compenser, Il est donc nécessaire d’entreprendre, en dehors du cadre professionnel, des activités créatives, méditatives… Cependant, le développement de l’intelligence qui s’accélère de façon exponentielle, la progression du QI sont autant de preuves que la préfrontalité évolue. Si nous stressons, c’est parce que le cortex préfrontal humain, de par son écrasante valeur ajoutée adaptive, produit les inventions et les changements incessants que nous connaissons alors que nous favorisons encore, par nombre de nos pratiques le mode mental automatique. En se référant à un état passé, que l’on considère comme norme ou modèle, sans se poser la question d’un changement, on persiste à s’attacher au mode cognitif automatique, alors qu’il serait plus judicieux de favoriser un mode de fonctionnement préfrontal. Le passage à un mode adaptif et préfrontal devient urgent à l’échelle collective. Notre impuissance chronique à changer concrètement nos habitudes, alors que nous déplorons chaque jour les dégradations galopantes de la planète, résulte d’une connexion au mode automatique. Une meilleure utilisation de notre cerveau, passant par une distinction de ce qui stimule le mode préfrontal et ce qui renforce le mode automatique est aujourd’hui indispensable à l’échelle individuelle et collective pour pouvoir progresser mentalement, physiquement et socialement. Cela passera par des programmes d’éducation et de formations.
Jacques Fradin, Docteur en médecine cognitiviste et comportementaliste
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À en croire les chiffres rendus publics par le gouvernement le 20 août, le taux de chômage au Luxembourg s'établissait en juillet à 5,7% de la population active.
Mais, notait le Comité de…
Qui n’est pas la proie du stress quotidien ? Peut-on vivre de façon plus sereine face aux difficultés de la vie ? Oui, en stimulant un territoire cérébral qui gère les situations complexes et inconnues. Les psychologues élaborent ainsi des exercices qui « musclent » cette zone appelée cortex préfrontal pour que le stress diminue !