Tarte à la crème des temps modernes, le bien-être au travail soulève questions et, parfois, fantasmes. Mais qu’en-est-il vraiment ?

Chez Bloom at Work, nous sondons chaque semaine plus de 10 000 collaborateurs de grands groupes comme de Startups en passant par des PME à travers le pays. Les réponses ont ensuite vocation à être partagées en équipes pour améliorer leur bien-être au travail.

Mais surtout, et c'est l'objet de la présente tribune, les millions d'avs collectés au cours des 24 derniers mois nous permettent de démentir certaines idées reçues sur le sujet en vogue du bien-être au travail.

 

1 - Non, la période la moins au boulot n’est ni la rentrée, ni le mois de janvier

Le Blue Monday, vous connaissez ? Ce lundi de mi-janvier où il y a le moins de lumière est censé être le jour le plus déprimant de l’année. Faux, ce n’est pas début janvier que les collaborateurs grincent le plus des dents mais la première semaine de Décembre (Noël et les vacances sont encore loin). Parlez donc du Décembre tristoune.

De même, on pourrait croire que juin est une période sympa au boulot : il fait beau, les vacances ne sont plus très loin… Mais c’est en fait la période des ponts de mai qui connait le meilleur épanouissement chez les collaborateurs.

Notre conseil : avancez votre fête de Noël de deux ou trois semaines et encouragez les ponts (voire les viaducs !).

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2 - Non, travailler en start-up ne rend pas plus heureux au travail

Jeans, basket et baby-foot au bureau sont certes sexy dans les reportages à la télé mais, dans les faits, les collaborateurs des start-ups ne sont pas tous plus heureux que ceux des grands groupes. A notre grande surprise, les employés des groupes de +500 personnes ne sont pas moins épanouis que ceux des start-ups de -100 personnes. Leur épanouissement moyen Bloom sont proches (7,4/10 pour les grands groupes vs. 7,3/10 pour les start-ups.

En revanche, le bien-être ressenti varie bien plus au sein des start-ups que parmi les grands comptes. La dispersion des résultats y est 50% plus importante.

Pourquoi ? Dans les petites structures, certains éléments auront un impact immédiat sur le bien-être ressenti : personnalité des associés, du CEO, culture d'entreprise, modes de travail et d'organisation… Si le bien-être fait partie des sujets prioritaires du management, alors les résultats peuvent être très hauts. Si non, l'ambiance s'en ressent immédiatement.

Notre conseil : lors de votre prochain entretien d'embauche, ne vous fiez pas aux Stan Smith du CEO, mais demandez plutôt un témoignage sur la culture de l’entreprise !

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3 - Non, le bien-être au travail ne commence pas forcément par la déco des bureaux

Le bien-être au travail ce n’est pas que l’espace de travail ou l’esprit d’équipe, c’est aussi la capacité à être dans le Flow - l’état de concentration optimal - (voir les études de Mihaly Csikszentmihalyi) et à se réaliser dans son activité professionnelle. Chez Bloom at Work, nous pensons que le bien-être au travail c’est un peu comme une pyramide de Maslow avec plusieurs types de besoins :

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Ce que nous observons c’est que les entreprises qui ont pour points forts les piliers aspirationnels et comme points faibles les piliers primaires ont des collaborateurs plus épanouis que la moyenne (7,5/10). Inversement, si vos points forts sont les piliers primaires et que vous pêchez sur les piliers aspirationnels, les collaborateurs seront moins épanouis que la moyenne (7,0/10).

En un mot : Même si certains sujets ne pourront être évités (espaces et conditions de travail, rémunération, ambiance générale…), osez vous attaquer rapidement aux sujets du haut de la pyramide et construire votre plan d’action bien-être par le haut.

Notre conseil : Le palmier à la machine à café attendra : plutôt qu’on baby-foot et une nouvelle cantoche, investissez dans la créativité, le sens et créez vos rituels pour développer vos collaborateurs.

 

Communiqué par Bloom at Work


Publié le 13 novembre 2018