De nombreuses recherches ont démontré que la relation entre le QI et la vie professionnelle, sociale et affective (Snarey et Vaillant, 1985) s’avère très faible. Tout au contraire, les habiletés sociales et émotionnelles (QE) ont quatre fois plus d'impact que le QI dans l’atteinte du succès (Feist et Barron, 1996).

Nous observons que les managers sont parfois promus par expérience et sans qualités relationnelles ou compétences sociales particulières. Les managers ont pourtant un rôle majeur dans la motivation et la productivité de leurs équipes. Goleman, Boyatzis & McKee (2004) considèrent d’ailleurs que la tâche première d’un manager consiste à susciter des émotions positives chez ses collaborateurs, afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.

Ainsi, en tant que manager, votre succès n’est pas uniquement basé sur vos performances personnelles. Il est également basé sur le rendement et la productivité de votre équipe.

En effet, les personnes ayant un niveau d’intelligence émotionnelle plus élevé ont tendance à mieux performer, à prendre moins de jours de congé par an, à signaler un niveau d’engagement plus élevé et à ne pas démissionner.

Une méta-analyse récente de la recherche sur le développement de l'intelligence émotionnelle par Mattingly, V., Human Resource Management Review (2018), a montré que l'effet moyen de la formation en IE apporte une amélioration de 17% de résultat.

 

Que gagnent les DRH à intégrer les pratiques du coaching?

Ces dernières décennies ont été marquées par des changements significatifs. Le capitalisme cognitif est aujourd’hui bien présent. Il repose sur la valorisation de l’innovation, des processus cognitifs interactifs et coopératifs. Ainsi, l’immatériel et la mise en commun des intelligences, et notamment intelligences émotionnelles, relationnelles et collectives sont au premier plan.

Pour mieux répondre à ses évolutions, les organisations se sont modernisées et sont centrées sur les processus transversaux ou par projet. Ceci positionne l’individu et ses capacités d’intéractions au coeur du processus organisationnel.

Un des atouts majeurs du coaching est de permettre au salarié de prendre du recul, de trouver du sens dans ses actions pour plus de motivation, et de développer ses compétences de communication.

Avouons-le, la société n’est pas toujours un terrain de jeu agréable. En effet, la société est une organisation sociale qui part de la confrontation d’intérêts plus ou moins contradictoires, pour produire une action collective et organisée, dans lequel l’acteur joue un rôle central.

Le coaching dispose d’un impact majeur sur la régulation sociale des comportements dans les processus organisationnel, intéractionniste et politique.

Le coaching est également un excellent support pour libérer le potentiel des coachés et leur permettre de développer de nouvelles compétences avec confiance.

Il ne fait aucun doute que les cadres et dirigeants auront constamment besoin de coaching. Au fur et à mesure que l'environnement économique devient plus complexe, ils se tourneront de plus en plus vers les coaches pour les aider à comprendre comment agir de manière efficace, tout en restant aligné avec leurs valeurs. Les coaches feront plus qu'influencer les comportements, ils constitueront une partie essentielle du processus d’apprentissage des cadres et dirigeants.

Nous observons que le coaching offre de nombreux impacts sur la communication, la coopération, la prise de recul, le sens donné au travail, et aussi dans la gestion du stress et la prévention des RPS.

La vocation d’un DRH ne serait-elle pas aussi de garantir l’adaptation aux changements, la motivation, la rétention et le bien-être des collaborateurs ?

 

Communiqué par The Emotional Intelligence

 

 


Publié le 13 novembre 2018