Talent sourcing, employer branding ou encore réseau social professionnel, tels ont été les sujets abordés par les professionnels des ressources humaines lors de la matinée spéciale qui leur était dédiée. En effet, le capital humain reste le moteur numéro 1 des entreprises, et les ressources humaines ne passent pas à côté de la révolution digitale qui touche tant de domaines.

 

Pour preuve, plus de 364 millions de professionnels sont présents sur LinkedIn, comme le rappelle Pieter Janssens. A l’heure actuelle, le réseau social enregistre deux nouveaux membres par seconde, un chiffre qui a doublé en 5 ans. Pour les entreprises, l’avantage numéro 1 de LinkedIn est la possibilité de facilement développer son "Employer Branding" et son "Employer Retention Rate". De cette façon, les entreprises peuvent réduire de 50% le coût par embauche. L’avènement du mobile est la tendance primordiale et se doit d’être prise en compte par tout professionnel actif dans le monde digital.

 

 

"LinkedIn creates economic opportunities for every member of the global workforce".

 

 

Même son de cloche de côté de chez Bert Verdonck, CEO de Scredible et véritable expert LinkedIn. Il a ainsi donné de nombreux conseils aux participants afin qu’ils puissent augmenter leur attractivité en ligne et surtout faire bonne première impression auprès de leur potentiel futur employeur. Il est ainsi primordial d’ajouter des médias riches à votre profil de type vidéos ou présentations, mais également de parler de vos hobbies, ceci pouvant également créer un lien avec son interlocuteur.

 

 

"It is important to look good online"

 

 

Bas Lansdorp, le fondateur de MarsOne a quant à lui insisté sur l’importance de recruter les meilleurs talents et sur la capacité à créer une équipe solidaire. En effet, son projet d’envoyer sur Mars 4 individus dès 2026 requiert de nombreuses qualités et une motivation sans faille… aucun retour sur Terre n’étant prévu. Le processus de recrutement s’est déroulé de la manière suivante : candidature en ligne avec une motivation réelle nécessaire (payante, à hauteur de 30€), questions psychologiques, test médical et enfin une interview. A ce jour, il ne reste que 100 candidats.

 

Autre personnalité présente lors de cet ICT Spring, Jordan Casey est revenu sur son parcours unique. Le jeune irlandais est à la tête de deux entreprises et n’est âgé que de 15 ans. S’il n’y avait qu’une chose à retenir de sa présentation, il s’agirait de la citation suivante : "Age is nothing but a number for entrepreneurs".

 

Antoine Lhosmot de Potentialpark s’est ensuite penché sur l’expérience candidat en comparant les processus de recrutement de 2005 à ceux de 2015. Le constat est le suivant : les processus n’ont pas changé, ce qui a changé est le comportement des candidats, ainsi que leurs attentes. Pour se faire, les entreprises doivent transmettre aux candidats le "bon message, au bon moment", et relayer des contenus de qualité. Il est ainsi primordial de soigner sa présence en ligne, sur les réseaux sociaux ainsi que sur les sites corporate. Pour conclure, Antoine Lhosmot a rappelé à l’audience que, de nos jours, processus de recrutement est finalement une combinaison de "Lipstick et boxing gloves". En deux mots, il faut être attractif… se battre.

 

Les bonnes pratiques digitales des employeurs en Europe ont ensuite été décryptées par Patrice Brun, de Great Place to Work Luxembourg. Alors que certaines entreprises recrutent directement via Twitter, comme SAP, Blocket propose à ses candidats de découvrir des Easter Eggs et de résoudre les problèmes qu’ils causent. Avec le digital, les possibilités sont quasi infinies et forcent ainsi l’innovation des recruteurs.

 

Lors de la table ronde, Patrick Gregorius, DRH de BGL BNP Paribas, a souligné l’importance d’être « vrai », afin que les employés du groupe puissent ressentir ce qui se dit à propos de la société. Antoine Lhosmot a, quant à lui vanté les mérites du Luxembourg, et des challenges qu’offre le pays, avec notamment, une diversité de profils impressionnante. Torgil Lenning, fondateur de Potentialpark, également présent lors de cette table ronde a insisté sur le fait que dans le digital, il fallait « expérimenter, apprendre, et repenser » dans l’optique de proposer de nouveaux métiers aux futures générations. Désormais, un candidat intéressant est un candidat aux multiples compétences, qui fait preuve de créativité, d’innovation et pas uniquement de compétences techniques.

 

Pour clôturer cette matinée, la parole fut donnée à Nathalie Dondelinger, co-fondatrice de Kliber, puis à Jérémy Lamri, CEO de MonkeyTie. Ces deux start-ups révolutionnent le recrutement : Kliber permet aux candidats de postuler par vidéo, et MonkeyTie met l’accent sur le recrutement affinitaire.

 

Afin de continuer cette discussion qui a envouté les participants, HR One organise un Petit-Déjeuner le 9 juin prochain sur le thème suivant : « Les DRH sont-ils digitaux compatibles ? »

 

Alexandre Keilmann - @Alex_Klmnn

 

 


Publié le 21 mai 2015