Le cabinet de conseil McKinsey & Company a publié un rapport intitulé "Emplois perdus, emplois gagnés : les transitions de la main d'œuvre à une période d'automatisation" dans le but d'estimer l'impact sur l'emploi du développement de la robotisation et de l'intelligence artificielle.

46 pays représentant 90% du PIB mondial sont concernés par l'étude, qui prend en compte plus de 800 activités professionnelles ainsi que différents scénarios en fonction de la vitesse d'adoption de ces nouvelles technologies. Quatre points importants sont à retenir.

Ainsi, une majorité de professions, à hauteur de 60%, verront leurs activités automatisés de manière au moins partielle. Sont concernées les activités se jouant dans un contexte répétitif et un environnement prévisible permettant le développement d'un automate de substitution.

Surtout, les sociétés assisteront à une refonte du paysage de l'emploi. En effet, entre 400 et 800 millions de personnes devront chercher un autre travail. De nouvelles compétences ainsi qu'un changement de catégorie socioprofessionnelle seraient envisageables pour une fourchette allant de 75 à 375 millions de personnes. De nouveaux emplois verraient également le jour grâce à l'automatisation.

Troisièmement, alors que les classes moyennes des pays développés seraient les plus touchées par l'automatisation des tâches, les pays émergents pourraient mieux s'en tirer dans la mesure où les salaires y sont plus bas et que le besoin en travailleurs augmenterait dans d'autres secteurs comme les services financiers ou de télécommunication, l'éducation ou les loisirs.

Enfin, les entreprises et les dirigeants devront prendre le pas de ce changement en investissant en masse dans les formations en cours de carrière et en prenant en compte les reconversions professionnelles et les changements en termes d'éducation.  


Publié le 05 décembre 2017