Selon Bloomberg, l'exode massif d'entreprises du secteur financier de Londres vers Luxembourg en prévision du Brexit pourrait être compromis par un problème de recrutement. Ces sociétés éprouveraient des difficultés à trouver des candidats avec un niveau d'anglais suffisant.

Selon les cabinets de recrutement et chasseurs de têtes cités par le site, 3 000 nouvelles ouvertures de postes dues au Brexit sont anticipées au Grand-Duché. Or, le pays et ses zones frontalières ne disposeraient pas d'autant de personnes disposant à la fois des qualifications nécessaires et d'une maitrise suffisante de la langue de Shakespeare.

Bien que les résidents luxembourgeois soient pour la plupart au minimum trilingues et disposent d'une formation solide en anglais, recruter des spécialistes du monde financier disposant d'un anglais parfait est un challenge important. Une partie de ce problème s'explique par la part importante de frontaliers actifs au Luxembourg. Ceux-ci auraient, toujours selon Bloomberg et les recruteurs rencontrés, qui pointent la France du doigt, une maitrise insuffisante de l'anglais.

La parade pourrait venir de plus loin. Les recruteurs profitent des nombreux avantages que le Luxembourg peut offrir aux travailleurs pour attirer des profils venus d'Europe Centrale et de l'Est ou d'autres régions plus lointaines. A cette fin, le nation-branding de Luxembourg for Finance apporte une aide précieuse aux recruteurs.

 

Source : Bloomberg

Photo : Cayambe


Publié le 14 mai 2018