Hier jeudi 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme, plusieurs études parues ces dernières années et concernant les femmes aux commandes en entreprise ont fait leur retour sur la toile. Et elles montrent toutes la même chose.

En plus de la question de l'égalité des salaires, les femmes sont trop souvent sous-représentées dans les instances dirigeantes des entreprises. Et ce constat ne vient pas seul. Lorsqu'elles accèdent à ces postes à responsabilités, les femmes sont souvent confrontées à des circonstances difficiles. En effet, au cours des dernières années, trois études universitaires différentes ont prouvé que c'est seulement quand la situation d'une entreprise est mauvaise que les femmes en arrivent à la direction. Les statistiques et recherches l'ont montré, ces sociétés ont souvent subi des mauvaises performances dans les mois précédant cette ascension.

Pour résumer, en temps de crise, les entreprises se tournent vers des dirigeants ne rentrant pas dans le même moule que les précédents, typiquement des hommes blancs, pour redresser la situation, soit des femmes et des personnes issues de minorités. Ce qui veut dire que les femmes obtiennent une mission risquée et sont davantage menacées de tomber que leurs homologues et prédécesseurs masculins. C'est ce que Michelle Ryan et Alexander Haslam appellent le "Glass cliff", la falaise de verre qui vient au-dessus du plafond de verre.

Le corollaire de cette réalité est que les dirigeantes sont également plus souvent remerciées que les dirigeants. Que ce soit parce qu'elles ont échoué, aux yeux des décideurs, dans une tâche qui avait été rendue ardue par un homme ou justement parce qu'elles ont réussi à amener l'entreprise à bon port après la crise, ces femmes CEO sont plus souvent virées que les hommes, selon une étude de PwC.

Pour plus d'informations, Le Monde a réalisé en 2016 un dossier sur le sujet


Publié le 09 mars 2018