Dans leur dernière étude, la BCL (Banque Centrale à Luxembourg) et le LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research) se sont intéressés aux habitudes de consommations des frontaliers, ces personnes employées au Luxembourg et résidant dans un pays limitrophe. Très importants pour l'économie luxembourgeoise, ils représentaient près de 45% des emplois au Luxembourg, et contribuent à la demande de produits et services luxembourgeois.

Les données recueillies fournissent des informations sur la situation économique des travailleurs frontaliers et de leurs familles. Elles détaillent en particulier leurs actifs et passifs, leurs revenus, la nature de leur emploi, leur niveau d’éducation, leur comportement financier (par exemple l'accès au système bancaire et au crédit) et leurs choix de consommation.

Les résultats indiquent que les frontaliers habitent généralement dans leur pays de naissance, sont mariés (ou en partenariat) et ont un niveau d’éducation élevé. Ils sont en majorité employés en contrat à durée indéterminée et travaillent au Luxembourg depuis en moyenne dix ans. Par rapport aux ménages résidant au Luxembourg, les frontaliers sont plus susceptibles d'être employés dans les secteurs du commerce de gros et de détail et le secteur financier. La voiture constitue leur principal moyen de transport et ils ont à parcourir un trajet d'une durée moyenne de 46 minutes pour se rendre sur leur lieu de travail. C’est deux fois plus que le temps de transport nécessaire pour les travailleurs résidents au Luxembourg, qui est de 23 minutes.

La composition du patrimoine de ces ménages frontaliers est similaire à celle des ménages employés résidant au Luxembourg. Les actifs réels représentent plus de 80 % du patrimoine moyen et la dette hypothécaire représente environ 80 % de la dette totale moyenne. Le niveau d'exposition aux actifs risqués est limité : les investissements en actions et fonds communs de placement représentent moins de 20 % des actifs financiers des ménages.

Enfin, les frontaliers consomment des produits et utilisent des services tant au Luxembourg que dans leur pays de résidence. En particulier, si leurs dépenses en biens non-durables sont principalement effectuées dans leur pays de résidence, les frontaliers dépensent presque 20 % du revenu du ménage au Luxembourg.

 

Source: LISER


Publié le 04 avril 2018