D’ici quelques semaines, Google commencera à surveiller - pardon monitorer - ses utilisateurs recherchant un emploi et leur suggérer des postes à pourvoir en adéquation. A grands renfort d’algorithmes et d’intelligence artificielle, mais aussi des modules utilisateurs innovants.

Par exemple, un calcul du temps de transport, un ranking glassdoor, et surtout un bouton magique pour postuler en un clic. Un projet que Sundar Pitchai le CEO de Google a décrit avec beaucoup d’enthousiasme hier lors de la Google’s developer conference I/O.

Trois choses à savoir toutefois. Premièrement, le but avoué n’est pas de disrupter l’écosystème de partenaires, mais au contraire de collaborer avec Linkedin, Facebook, Monster, etc. Ensuite, la grande valeur ajoutée résidera dans l’interprétation des offres d’emploi, d’où le rôle du machine learning pour bien comprendre les titres des offres en fonction du contenu et de l’émetteur, mais aussi d’accompagner la recherche afin d’éviter des propositions hors sujet. Enfin, cela s’adresse à tous les postes, tous les profils.

Si le lancement est planifié d’ici l’été aux US, il ne l'est pas encore au Grand-Duché. Il reste donc un peu de temps pour s’y préparer : cela ajoute un piment supplémentaire dans la vie des dirigeants de cabinets de sourcing et des jobboards. Pour les autres, Google nous invite à considérer que la première intelligence artificielle anti-chômage vient d’être dévoilée.

Rassurez-vous donc : Google n’est pas là pour détruire votre emploi, mais au contraire vous mettre au boulot. A un détail près : la firme de Mountain View ne précise pas si cette AI aidera les recruteurs à conserver leur emploi.