Parce qu’elle le vaut bien, en tout cas plus, l’attractivité employeur de Michel et Augustin vient de détrôner celle de L’Oréal. Du moins, sur le podium Universum des entreprises préférées des diplômés d’Ecoles de Commerce. Relax, have a cookie.

Oublions les bureaux, la workplace, vous rentrez dans la bananeraie et rejoignez une tribu - qui sera d’ailleurs très impliquée dans le recrutement. De l’originalité à profusion jusqu’à présenter un musée des CV, taquiner le boss, mais aussi expliquer le parcours candidat avec humour et tout cela… en 7 langues. Les bases sont claires, jusqu’à l’historique. Mais derrière une apparente décontraction, l’essentiel est là, et les employ… les trublions engagés, dès le premier jour.

 

De l’humour à revendre

Les codes de la marque employeur démontrent un alignement entre marketing et RH. Des fonctions proches, comme en témoignent le passage de la DRH au Brand content à la Com en 2016, mais clairement assumées dans les actions, du storytelling au street marketing, du digital à l’évènementiel. Le tout, parfaitement intégré et mesuré - il y a trois ans la vidéo de la DRH dans le métro avait généré 300 candidatures dans le métro en un weekend, un millier sur la semaine, et 300.000 vues.

Un ton décliné urbi et orbi. En légende d’une vidéo du ministre de tutelle "Guillaume répond TRèS sérieusement au micro poilu ;) La preuve ICI. Mais qui est Guillaume ? C’est notre super-héros Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt chargé de l’Agroalimentaire et des ours poilus".

Irrévérencieux ? Pas si les dirigeants s’exposent en vache dans le métro, et se chambrent dans l’historique de l’entreprise sur son site web. Même l’IIT s’y met : "J'ai peaufiné ce chouette site le 05-07-2018. Je m'appelle Loïs. Nos mentions légales très TRèS sérieuses".  

Il faut oser c’est vrai, mais les candidatures pleuvent, les amis passent la barre des 200.000 sur Facebook, les followers celle des 42.000 sur LinkedIn, 34.000 sur Instagram… Du coup, les choses deviennent plus simples.

 

Esprit startup

Même si la société est née en 2004, elle conserve ce brin de folie, cette culture décalée qui fait saliver au-delà de ses produits et miroiter une réelle aventure pétrie d’authenticité et d'audace. Le tout, renforcé par des partenariats startups (Monkey Tie, Keycoopt et d’autres) et un engagement dans des initiatives liées (#powerFrance). Le fit culturel avec l’esprit startup se traduit dans les actes, jusque dans les entretiens, où il faut parfois apporter une recette intégrant un produit de la marque.

 

L’entreprise accueille volontiers les candidats "sympathiques, ambitieux, passionnés, malins et brillants". Les intrapreneurs en premier lieu car "c’est souvent en ne sachant pas très bien où l’on va que l’on trouve un truc exceptionnel" déclare Augustin, un des co-fondateurs avant d'avertir : "Michel et Augustin, ce n’est pas non plus le monde merveilleux de Mickey".


Publié le 05 juillet 2018