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Le premier Petit-Déjeuner HR One de l'année était porté sur le thème "Réformes et nouveautés fiscales 2017". Quels impacts auront ces réformes sur le marché du travail local et comment aborder le package salarial suite à celle-ci ? Quels sont les enjeux et les obligations employeurs amenés par ces réformes fiscales ? Autant de questions soulevées, présentées et analysées le mardi 31 janvier dernier à l'établissement Namur par Ferdy Adam (STATEC) et Gerrit Canipel (ALD Automotive).

Ferdy Adam, économiste au STATEC est tout d'abord intervenu sur la thématique "Prévisions et impacts des réformes fiscales". "Depuis quelques années, la croissance économique au Luxembourg est supérieure à la moyenne européenne. On constate aussi que la demande intérieure est en nette augmentation, pour les investissements privés comme publics" indique-t-il d'emblée. L'environnement économique est dynamique et cela se traduit également sur le taux de chômage et le nombre d'actifs.

 

"Depuis janvier 2014, le chômage baisse, passant (sans compter les mesures pour l'emploi), d'environ 7.2% à 6.3% en décembre dernier. Finalement, les prévisions et l'état du marché vont faire que cette baisse du chômage sera plus condensée en 2017". Même si les chiffres sont encore loin de la situation de quasi-plein emploi des années 1990 (2%), tout laisse à penser qu'une baisse progressive et régulière du chômage au Luxembourg est consommée. L'épisode morose de la crise financière de 2007/2008 semble prendre fin définitivement.

Une réforme avantageuse pour les ménages

"En ce qui concerne la réforme fiscale, d'un point de vue purement économique, celle-ci peut être qualifiée de modérée. Nous avons fait des prévisions afin d'évaluer son impact sur l'économie et les chiffres apportés sont les suivants : une augmentation de 0.2% du Produit Intérieur Brut et un coût budgétaire de -0.7%" détaille Ferdy Adam. Mais cette réforme fiscale et ses conséquences futures auront un impact non négligeable pour les ménages luxembourgeois. En effet les simulations laissent présager un certain avantage avec la réforme : en 2017, le taux de taxation moyen des ménages passera de 21.3% à 20.2% de revenu imposable contre 21.9% sans la réforme. Cet écart devrait pouvoir se maintenir dans le temps. Un autre point important concerne l'épargne. Le pourcentage de revenu disponible serait un peu plus conséquent avec la réforme fiscale. Celle-ci vise ainsi à augmenter le revenu disponible pour les ménages, ce qui entraînera ainsi "une augmentation du pouvoir d'achat, des investissements et du PIB" conclut Ferdy Adam.

 

Gerrit Canipel, Sales Director chez ALD Automotive Luxembourg a ensuite pris la parole afin d'apporter une vision un peu plus pragmatique et pratique. Il a ainsi abordé la thématique à propos des "impacts de la réforme fiscale sur les véhicules de société". Il débute : "le premier constat que l'on remarque avec cette réforme, c'est la modification du calcul de l'avantage nature, qui est beaucoup plus favorable pour les employés qui bénéficient d'une voiture de société". Mais ce n'est pas tout, car l'avantage en nature ne dépend plus de la valeur d'investissement d'un véhicule. "Celui-ci se base également sur le taux d'émission de CO2 et de sa motorisation" complète Gerrit Canipel. "Il faut savoir que plusieurs aspects entrent en ligne de compte désormais. Et un véhicule qui paraît d'abord être avantageux sur la partie avantage nature, peut finalement être désavantageux si l'on prend en compte la partie carburant, la partie loyer, la partie charge etc. L'employeur doit tout prendre en compte pour déceler les impacts sur le coût total, et pas seulement le loyer" détaille le Sales Director d'ALD Automotive.

"Cette réforme favorise les petits véhicules, l'essence et l'électrique"

Cette nouvelle réforme fiscale s'appliquera uniquement sur les nouvelles immatriculations à partir du 1er janvier 2017 et impactera donc les coûts d'utilisation et de détention des véhicules. "Mais des solutions existent pour optimiser la situation. L'évolution de la car policy en est une, notamment si l'on y ajoute les nouvelles motorisations et les autres types de mobilités. Le comportement du conducteur doit aussi être revu selon le véhicule qu'il utilise. L'apprentissage d'une conduite adaptée fait aussi partie des aspects à développer car on ne conduit pas une diesel de la même façon qu'un essence/hybride" démontre-t-il. L'utilisation des vélos pour les premiers et/ou les derniers kilomètres ou encore des véhicules électriques représentent elles aussi des solutions d'avenir. "Même si l'autonomie de ces derniers peut encore freiner les entreprises, tout cela va sûrement évoluer et être amélioré au fil de ces prochaines années. Pour conclure, cette réforme fiscale favorise les petits véhicules, l'essence et aussi l'électrique" résume Gerrit Canipel.

 

Consultez la présentation de Ferdy Adam.

 

L'équipe HR One vous donne rendez-vous le 9 février prochain pour le Recruiters Day avec une après-midi dédiée aux problématiques locales du recrutement. Plus d'informations ?team@hrone.lu ou www.recruitersday.lu

 

Pierre Birck