
Pour le parti déi gréng, il est grand temps de concrétiser les réformes devant assurer le financement à long terme du système de pensions. Plusieurs pistes sont proposées. Accusés à plusieurs reprises de semer la panique, déi gréng se voient aujourd'hui confirmés dans leurs positions sur le système de pensions. Le parti d'opposition compte enfin mettre fin à ce qu'il qualifie de «politique de l'autruche».
Une semaine après la sortie du ministre de la Sécurité sociale, le parti déi gréng s'est montré, lundi, «étonné» par le nouveau discours de Mars Di Bartolomeo au sujet du financement à long terme du système de pensions. «Encore au mois de décembre, le ministre a affirmé que tout était sous contrôle», a rappelé hier le président du groupe parlementaire déi gréng lors d'une conférence de presse, François Bausch.
À cette occasion, le parti d'opposition a tenu à souligner qu'il est le seul à prôner ouvertement des réformes dans ce domaine. «Le sujet est beaucoup discuté depuis des années, mais peu de propositions concrètes ont été développées pour pérenniser le système», note le député Félix Braz. Pour déi gréng, il est grand temps de mettre fin à la «politique de l'autruche» pratiquée jusqu'à présent par le gouvernement, mais aussi par les autres partis.
L'analyse du problème par les verts rejoint les conclusions présentées lundi dernier par le ministre de la Sécurité sociale. «Le fait que les caisses de pensions se portent bien n'est pas dû à la bonne santé du système mais bien à la croissance exceptionnelle que le pays a connue ces dernières années. L'euphorie doit maintenant faire place à une attitude plus réaliste», avance Félix Braz.
Avec une espérance de vie en hausse constante, la pyramide des âges, sur laquelle repose le système de pensions, risque de s'inverser. «Le scénario d'un équilibre entre les années de travail et les années de retraite n'est plus à exclure. Le système n'est pas fait pour», souligne François Bausch.(...)
> Suite de l'article:
Le Quotidien