Analia Clouet, Secrétaire Général de la Banque Raiffeisen, s’est prêtée au jeu des questions-réponses, dans le cadre de la série « 5 under 35 ».

Si vous pouviez remonter le temps et que vous aviez la possibilité de donner un conseil au petit garçon/petite fille que vous étiez, quel serait-il ?

Ne pas être trop dure avec moi-même. J’ai eu (et c’est encore trop le cas maintenant) tendance à me fixer des objectifs trop élevés et je prends trop sur moi en cas d’échec. Cette pression et ce stress peuvent paralyser et empêcher de déployer tout son potentiel. Je dirais donc à la petite Analia qu’avec un peu de bon sens et beaucoup de travail tout se passera bien.

 

Avec du recul, changeriez-vous certaines des décisions professionnelles que vous avez prises ? Pourquoi ?

J’aurais tendance à ne rien changer. Non pas que toutes mes actions furent parfaites (on aimerait toujours pouvoir revenir en arrière et corriger ses actes), mais plutôt parce que je n’ai jamais eu l’impression de prendre des grandes décisions professionnelles, ou de faire des choix radicaux. Il s’agit davantage d’un cheminement progressif, d’avancées pas à pas. J’ai aussi rencontré des personnes inspirantes qui m’ont donné l’opportunité de faire mes preuves. Je dois beaucoup à mon entourage professionnel (en particulier la direction de la Banque Raiffeisen qui me confie de belles responsabilités) et moins à des choix individuels de carrière que j’aurais pu prendre.

 

Nous nous revoyons dans 5 ans. Vous me diriez que vous avez réussi professionnellement s’il s’est passé quoi ?

J’ai actuellement la chance de travailler pour une banque coopérative qui place, avant le profit, les notions de partage et de développement durable au cœur de son action. C’est très important à mes yeux d’être en phase avec les valeurs et la culture de son entreprise. Je ne sacrifierai jamais cet aspect qui représente une part importante de mon bien être et de ma satisfaction professionnelle au long terme.

A titre plus personnel, j’aimerais avoir l’opportunité de développer davantage mes compétences managériales : accompagner une équipe de façon bienveillante, intégrer davantage dans mes responsabilités le facteur humain et relationnel.

 

Quel a été l'impact des relations humaines dans votre « jeune » carrière ?

Primordial. J’ai appris de mes collègues, tout comme je dois ma situation actuelle à des personnes qui m’ont fait confiance. Les compétences techniques représentent certes un bagage essentiel, mais elles ne peuvent être déployées que s’il existe un cadre humain et relationnel favorable pour ce faire.

 

Qu'est-ce qui vous motive au quotidien ? Quelles sont vos sources d'inspiration ?

Travailler dans un environnement bienveillant, stimulant et être entourée de leaders  auprès desquels j’apprends au quotidien. Je me sens plutôt gâtée en ce moment !

 

Si vous deviez résumer votre profession en trois mots, quels seraient-ils?

Travail, précision, discrétion.

 

En dehors du cadre professionnel, comment vous définissez-vous ?

Je ne suis pas spécialement timide mais je me considère comme relativement discrète. Je fréquente un cercle restreint d’amis dont je suis néanmoins très proche.

Quand j’ai un peu de temps, j’aime me consacrer à la photographie, et si le temps ne le permet pas, jouer de la guitare (sans public, si possible !).


Publié le 25 novembre 2020