Olivier Bomboire, CEO de Bright Link et Henrique Canario, Sales Manager chez Bright Link évoquent le retour au travail et ses impacts suite à la crise pandémique. Ils présentent également un nouvel outil digital permettant d’implémenter des actions pour la remise au travail, un atout déterminant en cette période de reprise.

L’activité – et la vie au bureau – reprend au Luxembourg. Quels sont les principaux challenges que rencontrent les DRH dans l’accueil et l’accompagnement de leurs collaborateurs ?

Olivier Bomboire : Le retour des collaborateurs au travail amène les DRH à considérer une équation délicate à résoudre. D’une part, leur mission première est de permettre au plus vite une reprise opérationnelle permettant de réaliser un volume d’affaires susceptible de compenser les semaines de vaches maigres engendrées par la paralysie économique du Coronavirus, une pression évidente qui impactera sans nul doute toutes les couches organisationnelles des entreprises. D’autre part, ils doivent planifier le retour de collaborateurs sortant comme ils le peuvent d’une période de confinement ayant créé une fatigue d’un nouveau genre, assortie d’isolement, de fatigue physique, émotionnelle et familiale, conséquence d’un manque réel à trouver un équilibre personnel et sain entre deux mondes aujourd’hui fusionnés : le travail et la vie privée. 

Mais à ce sujet, les entreprises font face à une inconnue de taille : quelle a été la force d’impact de ce confinement sur le moral, la santé, la motivation, l’engagement et les valeurs des collaborateurs ? Nous pensons que les DRH doivent préparer le retour au travail autour de plusieurs axes clés afin de relever ce défi : mesurer la nature de l’équilibre mental, émotionnel et physique des collaborateurs, et s’il le faut, prendre des mesures d’accompagnement ciblés afin de disposer au plus vite de tout le potentiel de ses équipes. Ensuite, comprendre comment les collaborateurs ont surmonté cette période tellement spécifique. Ont-ils fait preuve de résilience d’une manière uniforme au sein des équipes ? Quelles stratégies d’adaptation ont-ils suivies ? Quel est la nature de leur expérience pendant ce confinement ? Comment ont-ils appréhendé le télétravail ? Les responsables d’équipe se sont-ils adaptés pour trouver un équilibre entre contrôle et autonomie ? Comment la mise au chômage temporaire partielle ou totale a-t-elle été vécue ? Quel est le niveau d’engagement et de mobilisation à revenir au travail ? L’adhésion à la culture d’entreprise est-elle intacte ? 

Obtenir et gérer ces informations, c’est mieux comprendre l’expérience humaine du confinement, et c’est par conséquent mieux appréhender et adapter en conséquence les initiatives, la communication, la définition d’objectifs à court terme. C’est également réduire le fossé qui s’est créé progressivement au long de ces longues semaines. 

 

Quelles sont les principales attentes des collaborateurs qui sont de retour au bureau ?

 

Olivier Bomboire : Outre la garantie du respect des mesures de sécurité et d’hygiène les plus stricts, ainsi que d’un mode de travail adapté en fonction de ces mesures (organisation des bureaux afin d’assurer la distanciation sociale, le nettoyage des objets, l’utilisation des lieux communs, accueil et ascenseurs, le sens giratoire dans les couloirs, etc.), les collaborateurs sont surtout sensibles à l’adaptation et à la qualité de pilotage de leur organisation. 

Ils seront exigeants concernant la manière dans leurs employeurs ont organisé et préparé le retour au travail, sur base de thèmes centraux comme la communication (qualité et timing de la communication relative à la situation globale de l’entreprise et du plan post-confinement, clarté concernant l’impact du Covid 19 sur les Finances de l’entreprise, plan de fonctionnement stratégique à court et moyen terme),  et le management (clarté des instructions de travail, rôle précis de chacun dans l’organisation, changements de priorité et ressources disponibles, accompagnement et support individuel, vision claire de la situation par équipe, capacité d’écoute, offre de formation ad hoc, flexibilité et autonomie). En d’autres termes, ils veulent comprendre et être guidés. 

Enfin, l’attente la plus forte concerne le besoin d’être rassuré sur la sécurité de son emploi à court terme. A ce niveau la direction devra trouver le bon compromis dans son mix de communication.  N’oublions pas les attentes pratiques en termes d’organisation de vie. Les collaborateurs apprécieront que l’employeur les aide à conjuguer un retour au travail avec la fermeture des écoles et la problématique de la garde des enfants qui en découle. 

 

Comment le concept Balencio est-il né ? Quelle est sa mission principale ?

Henrique Canario : La mission du concept Balencio est d’aider les entreprises à gérer et à préserver leur capital humain via une plateforme digitale combinant des méthodologies de collecte et d’analyse de données de pointe. Suivant une approche scientifique, le Balencio fournit des données à haute valeur ajoutée au DRH, comité de direction ou CEO qui veulent piloter leur capital humain face à de défis nombreux comme l’absentéisme, l’attraction et la rétention des talents, le positionnement sociétal de l’entreprise. 

Olivier Bomboire : Le concept du Balencio est, au départ, construit sur de la recherche universitaire. Spin-off de l’Université catholique de Louvain, Bright Link a ensuite construit une approche scientifique et technologique diversifiée permettant aujourd’hui d’offrir un outil digital complet à tout type et taille d’organisations, au Luxembourg mais aussi en Belgique, en France et aux Pays-Bas.

 

Plus concrètement, comment accompagnez-vous les DRH pour cette période singulière de remise au travail ?

Olivier Bomboire : Premièrement, notre approche se base sur l’écoute. Ceci permet d’orienter le DRH vers une des nombreuses approches et modules du Balencio. Le service à la carte permet en effet d’aiguiller le sens des analyses vie des modules spécifiques. Ensuite, l’outil est rapidement mis en place. Nous accompagnons les DRH pour voir clair dans les résultats des analyses de la plateforme. Nous les aidons à prendre du recul, à recouper des informations entre elles pour dégager des pistes intéressantes. Nous les invitons à multiplier les angles d’analyse.  Enfin, nous les aidons à dégager des pistes d’actions réalistes et pragmatiques. Balencio est un formidable outil mais il revient aux DRH de prendre et de mener les initiatives internes visant à atteindre les objectifs voulus. 

Cependant sans mesure, il leur est bien difficile de déterminer des plans et des priorités. C’est le rôle du Balencio : les éclairer à ce sujet et permettre d’avancer en toute transparence. 

Plus précisément, le module « Remise au Travail » leur permet de suivre un tel chemin dans les circonstances spécifiques du post-Coronavirus. Grâce à ce module de la plateforme Balencio, ils disposent d’une soixantaine de mesures et d’indicateurs permettant d’établir un diagnostic de la nature et de la qualité de préparation du retour au travail. A court terme, ceci permet des ajustements rapides : communication orientée, conseils pratiques aux collaborateurs, plan de formation aux managers sur des thèmes mis en valeurs pendant la période de confinement (notamment sur le contrôle à distance), initiatives culturelles afin de ressouder les liens autour des valeurs de l’entreprise. 

En multipliant les actions ciblées qu’attendent les collaborateurs, les entreprises peuvent accueillir leurs collaborateurs en soignant ce concept qui, au fond, les rassemble, le « pourquoi nous sommes ensemble à œuvrer dans la même direction », pierre angulaire de toute organisation et condition de leur succès.

 

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Communiqué par Bright Link


Publié le 25 mai 2020