Face à un niveau d’épuisement physique, émotionnel et mental toujours plus important, certains s’effondrent. Covid-19, télétravail imposé, incertitudes économiques… la dégradation du rapport à son environnement de travail peut conduire au burn-out. Pour éviter cette situation, il est nécessaire d’identifier les symptômes et de modifier ses mauvaises habitudes.

Article publié par my-life.lu

En 2018, 239 cas de burn-out ont été recensés au Luxembourg. Un chiffre probablement sous-estimé dans la mesure où le burn-out n’est pas (encore) reconnu comme une maladie au Luxembourg. Pourtant, ce phénomène préoccupant concerne toujours plus d’employés dont le quotidien se transforme en enfer. Ce phénomène a connu une hausse importante en 2020 avec la crise sanitaire. En effet, dans l’introduction de la 8e étude nationale de son Quality of Work Index Luxembourg, la Chambre des Salariés Luxembourg (CSL) prévient d’emblée que « l’évaluation de la qualité du travail s’est considérablement détériorée en 2020 ». En 2020, l’indice global de qualité de travail a significativement diminué. La baisse des chiffres concerne en particulier les jeunes salariés, les conducteurs d’installations et de machines, les monteurs, les professions élémentaires et enfin les travailleurs à temps partiel.

Nous n’allons pas étudier ici les causes et les facteurs à l’origine de cette détérioration. Ce qui nous préoccupe, c’est vous. Êtes-vous confronté, dans le cadre professionnel, à un niveau accru d’épuisement physique, émotionnel et mental ? Si oui, sachez que le burn-out n’est pas un tabou et encore moins une fatalité. Il est grand temps de réagir !

Le boulot? Un cauchemar!

Vous ne supportez plus votre patron ? L’idée de vous rendre au bureau vous terrifie ? Votre sommeil est gravement perturbé ? Il n’y a pas de doute, vous avez les symptômes d’un burn-out ! Bien souvent lié au travail, ce syndrome d’épuisement émotionnel et psychique peut guetter chacun d’entre nous, à commencer par les personnes anxieuses ou trop perfectionnistes. En effet, le besoin de tout maîtriser et la difficulté à déléguer qui en découle constituent bien souvent des facteurs de risque.

Le burn-out, ça n’arrive pas qu’aux autres. Même si certains métiers sont considérés comme plus à risque (dirigeants d’entreprise, cadres, professeurs, soignants, etc.), cela ne veut pas dire que vous ne serez jamais victime d’un burn-out.

Il existe plusieurs causes : la pression de votre employeur pour atteindre des objectifs élevés ou celle que vous vous mettez vous-même, un rythme de travail effréné, le manque de personnel, la crainte du chômage ou encore un équilibre fragile entre vie privée et vie professionnelle. Souvent, c’est l’addition de plusieurs causes qui finit par vous écraser. Le constat est alors simple : votre travail vous rend malade. En 2020, avec le déclin du bien-être des travailleurs, il a été estimé qu’une personne sur trois était susceptible d’être victime de dépression.

Covid-19 et télétravail, un cocktail explosif

Durant le confinement, le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée a été encore plus difficile à trouver que d’habitude. Travailler à domicile, au milieu des enfants qui jouent ou qui ont besoin de votre aide pour étudier, est un véritable défi. La tendance des conflits entre vie professionnelle et vie privée pour les employé(e)s avec ou sans enfants a connu des sommets (augmentation de 35 % par rapport à 2014 selon les chiffres de la CSL).

Vous êtes-vous senti submergé, incapable de tout gérer ? Avez-vous eu du mal à vous discipliner pour travailler aussi efficacement qu’au bureau ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas un cas isolé. La Covid-19 a bouleversé le quotidien et pesé sur le moral de chacun, amenant son lot de stress et de pression face à une nouvelle manière de travailler à distance, loin de ses collègues, et avec de nouveaux outils à découvrir. Le télétravail et le manque de contact humain ont pesé sur notre santé, créant chez certains un sentiment d’abandon. Ayant habituellement un impact positif sur la qualité du travail, la coopération, la participation et la motivation ont fait grise mine en 2020.

Résultat ? Beaucoup d’entre nous, qui étions déjà stressés au quotidien, se sont épuisés, puis ont été dépassés par un travail toujours plus important à réaliser dans des conditions perçues comme plus difficiles par certains. Dans son étude, la CSL observe une hausse de la charge mentale et du travail dans l’urgence, provoquant une augmentation de 15 % de la difficulté émotionnelle du travail depuis 2016.

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Publié le 09 septembre 2021