71% des employeurs européens envisagent de miser sur l'instauration d'une "culture de la santé et du bien-être" au sein de l'entreprise d'ici 2018. 

Willis Towers Watson, cabinet mondial de conseil, de courtage et de solutions logicielles, a mené en 2015 une enquête auprès de plus de 1600  employeurs dans le monde entier (présents en Amérique du Nord, du Sud, en Europe et en Asie) dont près de 250 employeurs européens (avec au moins 250 salariés) sur le bien-être au travail. Il en ressort que les employeurs européens vont mettre en place, d’ici 2018, des politiques dédiées à la santé visant à sensibiliser les salariés à des comportements sains et aux bonnes pratiques en la matière. 

 

Des priorités stratégiques en matière de santé différentes dans le monde

L’étude Staying@Work menée en 2015 par Willis Towers Watson révèle que l’amélioration de la productivité (pour 74%des répondants) et la sécurité (73%) sont les deux priorités des entreprises en termes de protection/amélioration de la santé au travail au niveau mondial. Ces enjeux sont partagés par le Canada, l’Amérique Latine et la zone Asie-Pacifique. La zone Europe Middle East & Africa (EMEA) se distingue en accordant une importance quasi égale à tous les facteurs listés suivant :

 

Améliorer la productivité (77%) Sensibiliser à la santé et aux risques (77%) Encourager l’engagement aux programmes (76%) Améliorer la sécurité (75%) Réduire le stress (75%)

 

A noter que l’Europe apparaît dans cette étude comme le “mauvais élève” puisque seulement 13% des entreprises évaluent leurs programmes de santé  et de bien-être vs. 39% des sociétés américaines, 22% des entreprises au niveau mondial et 21% des compagnies sud-américaines. 

 

Le stress : des causes différentes selon l'employeur et le collaborateur

Les employeurs de la région EMEA  estiment que le stress (74% des entreprises interrogées) et le manque d’activité physique (45%) sont les premiers facteurs de problèmes de santé pour leurs collaborateurs.

« Toutefois, symptomatiques de la dichotomie employeur / salarié, les perceptions des sources de stress divergent. Pour les employeurs, les premières sources de stress des collaborateurs sont le déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée et les technologies qui augmentent la disponibilité en dehors du travail; quand ces facteurs n’arrivent respectivement qu’en 6ème et quatorzième positions du point de vue des salariés. Pour ces derniers ce sont plutôt la charge de travail et la rémunération perçue comme faible qui sont les premiers facteurs de stress au travail. Quant à la culture d’entreprise qui est citée en quatrième position des facteurs de stress par les salariés, les employeurs ne la cite qu’en 9ème position», déclare Joël Royers, consultant senior du département Retraite, Prévoyance et Avantages sociaux chez Willis Towers Watson.

 

Des innovations en matière de santé qui ont tendance à se développer

En vue d’informer au mieux les salariés et de renforcer leur engagement en matière de santé, les entreprises ont décidé de miser sur les nouvelles technologies (plateformes d’information et réseaux de soins) :

32% sensibilisent les salariés aux risques pour leur santé et aux prestations des régimes actuels 31% encouragent les salariés à participer à des programmes favorisant des habitudes de vie saine 29% encouragent les salariés à utiliser les services offerts sur le lieu de travail (centre de coaching, centres médicaux) 27% instaurent une culture de la santé et du bien-être au sein de l’entreprise.

L’étude met également en lumière les types de prestations d’entreprise les plus fréquemment proposées par les employeurs. Dans la région EMEA – en tenant compte du fait que les législations locales varient fortement d’un pays à l’autre en Europe - les prestations conventionnelles et complémentaires fixées par l’employeur (58%) sont les plus courantes, suivies des prestations volontairement choisies par le salarié (19%) et des prestations conventionnelles uniquement et les prestations flexibles (10%) qui se positionnement sur la dernière marche du podium

 

Communiqué de presse par Willis Towers Watson


Publié le 18 mai 2016