Le lundi 18 octobre, les députés de la majorité ont voté la nouvelle loi Covid introduisant au 1er novembre le régime CovidCheck dans les entreprises et administrations publiques sur la base du volontariat. Peu avant le vote, les syndicats OGBL, LCGB et CGFP (fonction publique) avaient fait front commun contre cette mesure.

La nouvelle loi Covid introduit au 19 octobre l’obligation du régime CovidCheck pour se rendre à l’intérieur d’un établissement de l’Horeca.

Le 1er novembre, le régime CovidCheck pourra être mis en place dans les entreprises et institutions publiques qui le souhaitent sur décision du chef d’entreprise ou de l’administration. Une mesure qui a suscité l’ire des syndicats.

Des actions en justice «non exclues»

Dans un communiqué commun publié peu avant le vote de la loi lundi, les syndicats CGFP, OGBL et LCGB avaient pourtant posé « un ultimatum au gouvernement », sans succès. «La vaccination obligatoire est introduite par la petite porte », déclarent-ils, et «le gouvernement préfère refiler la responsabilité aux chefs d’administration et d’entreprise ».

Les trois syndicats craignent que de nombreux salariés se voient refuser l’accès à leur lieu de travail et estiment possible une pénurie de personnel dans des secteurs essentiels. « L’abrogation des tests rapides gratuits doit être annulée immédiatement », assurent-ils également, alors que «les hauts salaires peuvent facilement payer les tests certifiés et surfacturés, qui seront exigés, cela pourra engendrer une charge financière importante pour de nombreux salariés ».

OGBL, LCGB et CGFP critiquent un « projet de loi immature, rédigé à la hâte sans avoir créé un cadre juridique clairement défini », avant de conclure : « Si le projet de loi est adopté sans modification et que la coalition politique ne montre aucune volonté de compromis d’ici le 31 octobre 2021, la CGFP, le LCGB et l’OGBL engageront de nouvelles actions syndicales et juridiques. »

L’ALEBA favorable au CovidCheck

De son côté, le syndicat du secteur de la banque et des assurances, l’ALEBA, s’est positionné en faveur du CoviCheck, en émettant toutefois certaines réserves : « L’ALEBA soutient le principe du CovidCheck en entreprise tout en étant très ferme pour exiger des solutions pour les salariés qui ne peuvent pour des raisons médicales, ou ne veulent en raison de leurs droits fondamentaux, aller vers la vaccination.

Aussi l’ALEBA demande expressément aux employeurs de garantir l’emploi et l’accès à tous dans l’entreprise, sans discrimination, tout en prenant en charge les solutions d’analyses médicales nécessaires à l’entrée de chaque établissement pour les non-vaccinés », déclare le syndicat dans un communiqué.

 


Publié le 20 octobre 2021