Selon les premiers chiffres publiés par l’Agence pour le développement de l’emploi (ADEM), près de 70% des réfugiés ukrainiens sont diplômés mais ont du mal à trouver un emploi.

Le marché de l’emploi ne s’est jamais aussi bien porté (du moins au cours des vingt dernières années) : le taux de chômage calculé par le STATEC pointe désormais à 4,9% et le nombre de postes vacants ne cesse d’augmenter. 

La question de la convergence entre les employeurs luxembourgeois et les réfugiés ukrainiens (qui bénéficient d’une protection temporaire dans tous les pays membres de l’Union européenne) est alors posée. 

Premières données sur les réfugiés ukrainiens inscrits à l’ADEM

Selon Mario Della Schiava, conseiller à l’ADEM, “près de 70% ont un bachelor ou un master, en grande partie dans le domaine de la finance”. Une aubaine pour l’économie luxembourgeoise, principalement axée sur la finance et la tech ! Du moins, sur le papier. 

La barrière de la langue reste un problème majeur. Seulement la moitié des réfugiés inscrits à l’ADEM parlent anglais (à un niveau plutôt intermédiaire) et presque aucun ne parle l’allemand ou le français. Mais la plupart restent motivés et ouverts à d’autres secteurs d’activité, comme l’hôtellerie ou le BTP. 

Apprentissage de la langue et reconversion 

Conscient que l’apprentissage d’une langue prend du temps, le président de la Chambre des Métiers a récemment déclaré que l’artisanat offrirait une formation aux Ukrainiens ayant fui leur pays. 

Une initiative saluée par l’ADEM, qui va permettre aux réfugiés de trouver un emploi et démarrer une nouvelle vie, le temps (peut-être) d’améliorer leur niveau d’anglais ou d’apprendre l’une des trois langues nationales et de retourner dans leur secteur de prédilection. 


Publié le 27 avril 2022