Le 20 juillet, Jean Asselborn (au centre), ministre des Affaires étrangères et européennes, Michel Reckinger (à g.), président de l’UEL (Union des entreprises luxembourgeoises), et Norman Fisch, secrétaire général de l’INDR (Institut national pour le Développement durable et la Responsabilité sociale des entreprises), ont tenu une conférence de presse pour lancer officiellement le Pacte national Entreprises et Droits de l’homme. Cet engagement volontaire s’adresse aux dirigeants d’entreprise souhaitant mettre en œuvre les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

La globalisation et l’intensification des interactions entre entreprises et États, individus, société civile, clients, ont fortement accentué la prise de conscience des entreprises des incidences de leurs activités sur les droits humains et exposé leur responsabilité de réduire, voire éliminer les impacts négatifs de leurs activités en termes économiques, sociaux et environnementaux, et d’ouvrir l’accès à des voies de recours. Les Principes directeurs des Nations unies guident les entreprises dans la mise en œuvre d’une diligence raisonnable (due diligence) de leur chaîne de valeur.

Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, a rappelé qu’en date du 11 décembre 2019, le gouvernement a adopté la deuxième édition du Plan d’action national «Entreprises et Droits de l’homme» (PAN 2). Ce document a été élaboré par consensus entre toutes les parties prenantes représentées au groupe de travail «Entreprises et droits de l’homme» et comprend une vingtaine d’actions concrètes pour mettre en œuvre les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Parmi ces 20 actions figure le Pacte national Entreprises et Droits de l’homme.

L’adoption et la mise en œuvre du pacte national sur le respect des droits de l’homme dans les activités des entreprises permet de formaliser le partenariat et l’engagement conjoint entre l’État et les entreprises d’être à la hauteur des obligations qui leur incombent en vertu des Principes directeurs des Nations unies.

«J’invite les entreprises à s’engager dans notre effort commun de promotion et de respect des droits humains en adhérant au Pacte national Entreprises et Droits de l’homme. Elles souscrivent ainsi aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et enclenchent la mise en œuvre d’une diligence raisonnable dans leurs chaînes de valeur économiques», a souligné le ministre Jean Asselborn.

Michel Reckinger, président de l’UEL, a insisté sur le fait que la sensibilisation est une priorité pour les entreprises. Elle leur fournit les éléments pour comprendre non seulement les attentes à cet égard, mais aussi l’opportunité que le respect des Principes directeurs peut présenter en termes de compétitivité et de gestion du risque, en particulier de réputation. C’est pourquoi l’UEL et l’INDR encouragent fortement les entreprises luxembourgeoises à souscrire au Pacte national Entreprises et droits de l’homme (https://gd.lu/7DkzjS), qui prend appui sur les Principes directeurs des Nations unies. Par ailleurs, par cet acte volontaire, les entreprises seront utilement préparées en prévision de la publication prochainement de la directive européenne sur un devoir de diligence et la responsabilité́ des entreprises (Résolution P9 TA(2021)0073).

«Le Pacte est un formidable instrument par lequel les entreprises sont accompagnées dans la mise en œuvre d’une diligence raisonnable dans leur chaîne de valeur. J’invite les entreprises luxembourgeoises à souscrire au Pacte national Entreprises et Droits de l’homme», a encore souligné Michel Reckinger, Président de l’UEL.

Norman Fisch, secrétaire général de l’INDR, a signalé que les entreprises sont nombreuses à comprendre les enjeux et aussi les avantages de la mise en œuvre d’une diligence raisonnable :

–une meilleure gestion des risques,

–une plus grande compréhension et transparence de la chaîne de valeur,

–amélioration de la gouvernance,

–résilience, gestion de la réputation et avantage compétitif.

En souscrivant au Pacte, les entreprises s’engagent à :

–sensibiliser leur personnel et leurs parties prenantes à la protection des droits de l’homme en entreprise,

–nommer une personne responsable des droits de l’homme dans l’organisation,

–former les salariés concernés en matière d’entreprises et droits de l’homme,

–développer des instruments de gouvernance permettant d’identifier les risques et de prévenir les violations de droits de l’homme,

–mettre en œuvre une ou plusieurs voies de recours pour traiter les cas signalés de violation de droits de l’homme,

–publier un rapport annuel standardisé sur les mesures mises en œuvre.

En adhérant au Pacte, les entreprises bénéficient des avantages suivants :

–une visibilité comme signataire,

–des formations pour la mise en œuvre d’une diligence raisonnable,

–un package d’accompagnement sur mesure,

–un retour confidentiel sur leur rapport annuel par un expert externe qui leur permettra de s’engager dans une amélioration continue en matière de respect des droits humains.

Le site internet «Pacte national Entreprises et Droits de l’homme», dédié aux entreprises, est hébergé par le ministère des Affaires étrangères et européennes (https://gd.lu/b3njr3).

Communiqué de presse de l’INDR


Publié le 21 juillet 2021