Quand on parle de leadership, on pense immédiatement au manager-leader, ce manager inspirant qui rassemble son équipe dans les challenges et le changement tout en stimulant l’enthousiasme et la motivation intrinsèque pour atteindre les objectifs, même les plus audacieux. Mais qu’en est-il du collaborateur-leader, ce leader sans équipe, mais dont la présence est un moteur pour ses collègues et un véritable atout pour l’entreprise ?

Collaborateur-leader : Kézako ?

Le collaborateur-leader est un collaborateur qui a développé son leadership individuel. Il est son propre leader et inspire les autres. Il a réussi à harmoniser son « équipe intérieure » constituée de ses différentes identités (personnelle, professionnelle, sociale …), ses valeurs, ses croyances, ses besoins (physiques, relationnels, cognitifs et éventuellement spirituels). Cette réconciliation interne lui permet de s’accepter tel qu’il est, d’agir avec l’assurance sereine de celui qui n’est pas là pour prouver, mais pour agir. Il a clarifié sa vision, ce qui lui permet de trouver du sens à ce qu’il fait. Il a développé une capacité à influencer sans manipuler, à susciter l’adhésion et générer la coopération, au service d’une vision et d’objectifs communs. Il se veut exemple pour les autres mais ne se prend pas comme un modèle pour autant, il sait rester humble et valoriser les compétences et les actions des autres.

Tous des collaborateur-leader potentiels ?

Une équipe ou une entreprise constituée uniquement de collaborateurs-leader peut-elle réellement exister ? A quoi ressemblerait cette entreprise dans laquelle tous les collaborateurs iraient dans la même direction, avec une belle énergie et dans une totale cohésion. N’est-ce pas utopiste ?

Probablement. Car un tel engagement nécessite un alignement maximum entre les valeurs du collaborateur et celles de l’entreprise. Pour cela, il est nécessaire que le collaborateur ait clarifié son échelle de valeurs et que celles-ci correspondent à celles de l’entreprise. Non pas les valeurs affichées sur le site internet et dans de beaux cadres à l’accueil ; les vraies valeurs de l’entreprise sont celles qui s’y vivent au quotidien. Et plus les valeurs vécues sont proches des valeurs revendiquées, plus l’entreprise témoigne de cohérence. Et plus l’entreprise témoigne de cohérence, plus le collaborateur-leader pourra y être congruent, chose dont il a besoin. Pour rappel, la congruence correspond à cet alignement entre ce que l’on pense, ce que l’on fait et ce que l’on dit. Et c’est le point de départ du leadership personnel. Chacun peut être son propre leader. D’ailleurs, chacun l’est, plus ou moins, dans sa vie personnelle. Que ce soit pour la pratique d’un sport, la construction ou la rénovation d’une maison, chacun se doit de se prendre en charge. Ce qui n’exclut pas des différences d’autonomie. Par exemple, pour la pratique d’un sport ou d’une autre activité de loisirs, certains vont rapidement devenir autonomes et continuer la pratique sans l’aide d’un enseignant. D’autres ne pratiqueront que sous la supervision d’un professeur, même s’ils ont choisi cette activité et même après 10 ans de pratique. Leur leadership consistera à se rendre au cours de façon assidue et c’est déjà un pas. Il en est de même dans l’entreprise : tous les collaborateurs ne peuvent pas devenir des top leaders, mais tous les collaborateurs peuvent développer leur leadership. Aussi, plutôt que de catégoriser les collaborateurs, l’entreprise peut aider chacun à développer son propre leadership, chacun en est capable.

 

Communiqué par Pétillances


Publié le 16 décembre 2019