L’Observatoire de la formation, pôle d’activité de l’INFPC, publie les derniers résultats de l’étude longitudinale TEVA, Transition École - Vie Active. Les données analysées concernent 1257 jeunes ayant terminé un cursus complet organisé dans le cadre de la formation professionnelle initiale, l’année scolaire 2013/2014 et suivis au cours des trois premières années d’entrée dans la vie active, jusqu’en 2017. Les disparités qui existent dans le début de carrière de ces jeunes sont mises en lumière selon qu’ils ont obtenu ou non leur diplôme avant d’entrer dans la vie active.

La réussite scolaire, facteur clé de succès en matière d’accès à l’emploi

57 % des diplômés sont en emploi dès leur sortie de l’école, contre 41 % des non-diplômés. Les diplômés cumulent, en moyenne, 28 mois en emploi au cours des 36 mois qui suivent la sortie de l’école, contre 22 mois pour les non-diplômés. 

Trois ans après la sortie de l’école, 83 % des diplômés sont en emploi, contre 68 % des non-diplômés. Les emplois sous contrat à durée déterminée concernent deux fois plus de non-diplômés que de diplômés. 

 

Hommes et femmes diplômés, égalité des chances ?

Durant les trois années qui suivent la sortie de l’école, la part des hommes diplômés en emploi est toujours supérieure à celle des femmes diplômées. Trois ans après, 86 % des hommes diplômés sont en emploi, contre 79 % des femmes diplômées. 

Le temps partiel est moins présent parmi les hommes diplômés que parmi les femmes diplômées (6 % contre 19 % trois ans après la sortie de l’école).

En revanche, la rémunération des femmes diplômées est comparable avec celle des hommes diplômés.

 

Le diplôme obtenu joue un rôle déterminant dans l’insertion sur le marché du travail

Les détenteurs d’un DAP / CATP sont privilégiés. Le premier emploi intervient directement après la sortie de l’école pour 68 % des détenteurs d’un DAP / CATP, pour 55 % des détenteurs d’un CCP / CCM et pour 33 % des techniciens diplômés (DT). 

Les emplois sous contrat à durée indéterminée (CDI) comptent pour plus de la moitié des premiers emplois occupés par les détenteurs d’un DAP / CATP et d’un CCP / CCM, contre un peu plus d’un tiers de ceux occupés par les détenteurs d’un DT. 

Ces derniers ont le plus de difficultés en début de parcours mais se rattrapent au fil du temps. La part des détenteurs d’un DT en emploi passe, en particulier, de 33 % à 70 % au cours de la première année qui suit leur sortie de l’école. Par ailleurs, la part de CDI parmi les détenteurs d’un DT en emploi progresse de 31 points de pourcentage en l’espace de trois ans.

Trois ans après la sortie de l’école, 86 % des détenteurs d’un DAP / CATP sont en emploi, contre respectivement 79 % et 73 % des détenteurs d’un DT et d’un CCP / CCM. Les reprises d’études concernent un jeune sur dix parmi ces derniers. 

Neuf détenteurs d’un DAP / CATP sur dix travaillent sous contrat à durée indéterminée, contre 77 % des détenteurs d’un DT et 75 % des détenteurs d’un CCP / CCM.

 

L’insertion professionnelle des jeunes par métier et profession

L’ensemble des facteurs de réussite et inégalités en matière d’intégration professionnelle mis en lumière se doivent d’être modérés en fonction du métier ou de la profession que les jeunes se sont préparés à exercer tout au long de leur formation.

Le baromètre interactif TEVA rend compte de l’accès à l’emploi par métier et par profession, en 17 indicateurs (www.teva-barometre.lu). Il s’appuie sur l’analyse du parcours de 5 892 primo-sortants diplômés issus de la formation professionnelle initiale sur six générations, entre les années scolaires 2008/2009 et 2013/2014.

 

Communiqué par l'INFPC


Publié le 26 septembre 2019