Le Statec vient de publier une nouvelle notification des comptes nationaux qui laissent apparaître une évolution du produit intérieur brut (PIB) nettement plus favorable que la précédente noti­fication (datant d’octobre 2014), que ce soit en valeur ou en volume.

 

Ainsi, le PIB nominal (c’est-à-dire en valeur), maintenant évalué à 46,315 milliards d’euros pour 2013, l’était à 45,288 milliards précédemment, soit un surplus d’un peu plus d’un milliard ! En 2014, il l’est même à 49,428 mil­liards, soit 6,7% de plus, sans que l’in­flation ne puisse justifier cette crois­sance nominale.

 

Les comptes ont été révisés jusqu’en 2000 et indiquent une croissance réelle (croissance du PIB en volume) annuelle moyenne pour la période 2000/2013 de 2,6% dans la dernière notification contre 2,4% précédem­ment.

 

Mais surtout, au cours de ces der­nières années, on note des révisions spectaculaires. Ainsi, en 2013, la croissance du PIB en volume a été ré­visée de 2% à 4,4%. En outre, la crois­sance en 2014 s’est située à un niveau remarquable de 5,6%.

 

 

La croissance élevée en 2014 fait tout simplement du Luxembourg le champion d’Europe de la croissance économique : le Luxembourg surfe à des niveaux largement supérieurs aux autres pays européens, tout par­ticulièrement ses voisins. En outre, le Luxembourg atteint des niveaux de croissance supérieurs à la « moyenne historique ».

 

 

Jusqu’avant la crise de 2008, le Luxembourg disposait, avec 4% de croissance annuelle d’un niveau relativement élevé, mais devancé par la plupart des Nouveaux Etats Membres (NEM), ainsi que l’Irlande.

 

La crise aura durement tou­ché le Luxembourg avec une récession sur les deux années de 2007 à 2009 de -3,1%. Seuls six pays auront connu une ré­cession plus forte.

 

Cependant, le Luxembourg aura connu une croissance comparativement forte depuis 2009 avec une croissance de 3,5% par an, légèrement de­vancé par deux pays baltes.

 

Au total, depuis 2000, avec une croissance annuelle moyenne de 2,8%, le Luxembourg fait plutôt bonne figure. En effet, la performance luxembour­geoise n’est devancée que par six NEM.

 

Ainsi, sur la longue période tout comme sur les dernières années le Luxembourg connait une croissance élevée, alors même qu’il est déjà le pays le plus riche et le plus productif d’Europe.

 

 

Communiqué de presse par la CSL


Publié le 23 juillet 2015