Cette nouvelle loi votée le 5 novembre par le Parlement portugais, dans un contexte de recours accru au télétravail du fait de la pandémie de Covid, a pour but de favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, comme l’explique euronews.

Les patrons qui ne respecteraient pas cette obligation s’exposent à de lourdes amendes : de 613 euros jusqu’à 9600 euros. Cher payé pour un coup de fil, un SMS ou un mail.

Les entreprises devront également participer au financement des dépenses liées au télétravail, telles que les factures d'électricité et d'internet plus élevées. Il est également interdit aux employeurs de mettre en place un système de surveillance de leurs employés lorsqu'ils travaillent à domicile.

Des limitations à la loi

La loi prévoit certaines exceptions. «En cas de force majeure», les patrons sont autorisés à joindre leurs employés. En outre, les nouvelles règles ne s’appliquent aux entreprises de moins de 10 salariés.

Un argument pour attirer les télétravailleurs étrangers

Comme relaté par Ouest France, pour le gouvernement portugais, cette nouvelle «culture du télétravail» est un argument pour attirer des télétravailleurs étrangers séduits par le cadre de vie du pays. «Nous considérons que le Portugal est l’un des meilleurs endroits au monde où s’installer pour ces nomades numériques et travailleurs à distance. Nous voulons les attirer au Portugal», a ainsi déclaré la ministre portugaise du Travail, Ana Mendes Godinho.


Publié le 19 novembre 2021