La FEDIL et l’ABBL viennent de publier les résultats de la onzième édition de leur enquête «Les qualifications de demain dans le domaine des TIC» portant sur les prévisions d’embauche des entreprises dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).

L’enquête représente à ce jour le seul indicateur existant au Luxembourg sur les besoins en qualifications dans le secteur couvert et constitue un baromètre économique unique en son genre, même s’il s’agit de prévisions d’embauche et non de promesses définitives d’engagement de la part des entreprises participantes.

L’enquête, destinée aux jeunes, à leurs parents et aux responsables d’orientation, veut répondre à plusieurs objectifs, à savoir cerner les besoins des entreprises, concilier offre et demande de formation dans l’intérêt des jeunes, donner un indicateur fiable aux services d’orientation scolaire et professionnelle ainsi qu’adapter la politique de formation aux réalités économiques. Il s’agit de s’assurer que la formation professionnelle initiale permette aux jeunes d’acquérir les qualifications recherchées dans le futur.

La crise sanitaire liée au Covid-19 a accéléré la transformation digitale et favorisé le besoin en main-d’œuvre qualifiée dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Tout comme les éditions précédentes, l’enquête 2022 témoigne d’un potentiel d’embauche très important dans les deux années à venir avec un total de 687 embauches pour 97 entreprises, dont 47% pour remplacer des départs et 53% pour occuper de nouveaux postes créés. Le nombre d’embauches par entreprise participante (7,1) est en forte progression par rapport à 2020 (5,8). Néanmoins, force est de constater que le taux de création de nouveaux postes (53%) est en régression par rapport à 2020 (69%) tandis que le taux de remplacement des départs (47 %) est le plus élevé depuis le lancement de l’enquête en 2002.

L’enquête confirme donc qu’avec une proportion de spécialistes TIC déjà au-dessus de la moyenne européenne, l’économie luxembourgeoise reste largement créatrice d’emplois, surtout à haut niveau de qualification, avec des exigences de plus en plus dirigées vers les niveaux de formation élevés. Le niveau «BAC +2» est un minimum requis dans 95,9% des cas et les formations universitaires sont les plus recherchées avec 89,8 % des prévisions. Parmi ces dernières, les diplômes universitaires les plus pointus des niveaux Master/Doctorat sont nettement plus recherchés (60,4 %) que les Bachelor (29,4 %).

L’enquête de la FEDIL et de l’ABBL est à consulter ICI

Source : FEDIL


Publié le 08 mars 2022