Par Gwladys Costant, fondatrice de GoToFreedom.

Je me pose souvent la question de savoir si les employés ont pris le pouvoir dans les entreprises. J’ai le sentiment que certains employeurs tolèrent des attitudes border line en termes d’investissement, de résultats, de collégialité et surtout de confiance et d’engagement. C’est un fait, chaque entreprise tente de garder ses ressources dans une période de pénurie de candidats. Mais à quel prix ? L’argent, les vacances, le worklife balance sont au cœur des préoccupations des salariés qui en oublient parfois qu’un contrat de travail impliquent des droits mais aussi des devoirs. A l’heure où chaque entreprise doit se poser la question de son attractivité, les salariés doivent quant à eux se poser la question de leur employabilité.

J’ai dernièrement interviewé deux candidats dont j’ai senti toute l’envie de travailler, de s’investir, de donner d’eux-mêmes. Je les ai trouvés si rafraichissants ! De par leur attitude, je sais que ces candidats trouveront sans aucun doute une opportunité qui leur conviendra. Revenons sur la notion d’employabilité. L'Organisation internationale du travail (OIT), définie l'employabilité comme « l'aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s'adapter au changement tout au long de la vie professionnelle ». Cette employabilité a drastiquement évolué dans notre monde qui change très vite.

La notion d’adaptation est devenue la clef de l’employabilité. L’adaptabilité implique de se mettre en accord avec son environnement. Il s’agit donc de développer autant, si non plus, ses qualités interpersonnelles (soft skills) que ses compétences techniques car elles deviennent obsolètes très rapidement. L’employabilité est donc à mon sens et avant tout une question d’attitude ! Employeurs et employés doivent bien s’adapter à leurs contraintes mutuelles s’ils souhaitent préserver un bon climat social dans l’entreprise et rester attractifs. Les attitudes consommatrices sont à proscrire de part et d’autre si nous souhaitons maintenir un marché du travail sain où les salariés ne zappent pas d’employeur comme de série sur Netflix et où les employeurs considèrent chaque ressource comme humaine avant tout. Cela implique que les entreprises prennent leurs responsabilités en termes de courage managérial. Soutenez ceux qui en font preuve !


Publié le 06 mai 2019