Dans un communiqué commun diffusé le 28 octobre, les trois syndicats représentatifs au niveau national, CGFP, LCGB et OGBL, fustigent «l’inactivité gouvernementale».

De nombreuses questions restent ouvertes quant à l’application du CovidCheck en entreprise au 1er novembre, estiment les représentants des salariés, pour qui cette application, malgré le vote de la loi par la Chambre des députés, «reste aujourd’hui autant mal préparée, non précisée et ouverte à interprétation qu’il y a une semaine». Le gouvernement préférerait faire la sourde oreille plutôt de que de proposer une solution alternative comme le maintien des autotests rapides non certifiés gratuits.

Ainsi, de nombreuses entreprises et administrations freineraient ou même refuseraient l’instauration du CovidCheck. Les syndicats saluent dans le même temps l’entame de négociations avec les délégations et représentants salariaux. D’autres ont opté pour une application partielle du CovidCheck (cantines, formations, réunions).

Pour le LCGB, l’OGBL et la CGFP, le gouvernement, lui, fermerait la porte à tout dialogue social. Pour les syndicats, il ne faut pas tarder à trouver des solutions pratiques avec toutes les parties afin de « garantir les intérêts et l’existence des salariés et fonctionnaires ».

Du concret pour les salariés et fonctionnaires

En absence d’un accord interprofessionnel pour les salariés et face à l’inactivité totale du gouvernement, certains salariés et fonctionnaires se voient face à un accès incertain au travail à partir du 1er novembre. Dans ce contexte, les organisations syndicales rappellent également qu’une personne peut rester non-vaccinée non seulement de façon volontaire mais également du fait de raisons médicales. Même ces derniers ne savent pas encore comment leur accès au travail sera réglé, dénonce les syndicats. « Est-ce qu’un simple certificat du médecin traitant sera suffisant? », s’interrogent-ils.

Les organisations syndicales attirent donc l’attention des salariés, qui sont confrontés au CovidCheck, sur les points suivants :

–se mettre en rapport avec sa délégation du personnel ou son syndicat afin d’être informé au mieux de la situation, de ses droits et de ses obligations ;

–ne signer aucun document de renvoi à la maison ;

–en cas de convocation à une entrevue : impliquer la délégation en amont de l’entretien ;

–ne pas accepter des options alternatives type congé ou chômage partiel.

En conclusion, la CGFP, le LCGB, et l’OGBL déclarent avoir perdu toute confiance dans la volonté politique de maintenir un dialogue social constructif. Bien qu’une tripartite a été annoncée pour la fin de l’année, les organisations syndicales représentatives au niveau national demandent que cette réunion soit précédée par un vrai état des lieux des aides pour entreprises. La réunion tripartite annoncée devra pour une fois se dérouler sous vraie forme de dialogue social. Mais actuellement, le gouvernement s’attend simplement à ce que ses avis préfabriqués soient adoptés par les partenaires sociaux sans discussion.

Si le gouvernement ne recule pas, les syndicats confirment que des actions juridiques et administratives seront lancées. Leur teneur sera précisée au cours des deux premières semaines du mois de novembre.


Publié le 28 octobre 2021