Afin de mieux comprendre la réalité du monde du travail en mutation et de s’engager en faveur d’un meilleur travail, des informations fiables sont indispensables. Pour cette raison, depuis 2013, la Chambre des salariés (CSL), en collaboration avec l’Université du Luxembourg, interroge régulièrement les salariés au Luxembourg dans l’enquête représentative Quality of Work Index Luxembourg (QoW) sur leurs conditions de travail et la qualité de travail au Luxembourg.

Les sujets de l’étude QoW sont entre autres les exigences et les charges de travail, les heures de travail, la coopération entre collègues, les marges de manœuvre au travail, les possibilités de formation continue et d’avancement, la participation aux décisions dans les entreprises et bien plus encore. L’enquête s’adresse à la fois aux travailleurs résidant au Luxembourg et aux travailleurs frontaliers résidant en Belgique, en France ou en Allemagne. L’enquête est menée depuis 2014 par l’institut des sciences sociales appliquées (infas, Bonn, avec une succursale au Luxembourg), pour le compte de la Chambre des salariés (CSL). Voici la comparaison des principaux résultats sur les 6 dernières années (2014 à 2019).

 

L’évolution de l’indice global de la qualité du travail

La comparaison est faite sur les 6 dernières années (2014 à 2019). L’indice global du Quality of Work Index (QoW-Index) est en augmentation par rapport à l’année 2018 (55,4 points par rapport à 54,4) (figure 1).

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Globalement, la qualité subjectivement perçue du travail reste à un niveau relativement constant entre 2014 et 2019 (dans la fourchette moyenne). Toutefois, certaines des dimensions individuelles présentent des fluctuations plus importantes.

 

Du côté des dimensions négatives (exigences et charges sur le lieu de travail)

Le vécu de relations conflictuelles au travail, comme le harcèlement moral et l’esprit de concurrence, sont en diminution par rapport à 2018. Le sentiment de concurrence entre collègues a même diminué de 13% (4,5 points de pourcentage sur l’échelle) depuis 2016. Il semble également que la difficulté éprouvée à changer d’emploi se relâche, mais cette évolution ne peut pas encore être validée à ce stade faute de différences statistiques trop faibles.

Ensuite, l’évaluation de la charge physique s’améliore encore en 2019, de même que celle du risque d’accident. Les charges physiques affichent une baisse de 20% (10,2 points de pourcentage) depuis 2014 et le risque d’accident de 22% (6,8 points de pourcentage) depuis 2014. Néanmoins, les aspects liés à l’organisation du travail et à la nature psychique des activités professionnelles ne vont pas en s’améliorant. Si la charge mentale au travail et le travail en urgence sont toujours omniprésents, la difficulté émotionnelle du travail a même augmenté de 11% (4,4 points de pourcentage) depuis 2016 (figure 2).

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Communiqué par la CSL


Publié le 03 mars 2020