Eurostat, le portail des données ouvertes de l'Union européenne chargé de l'information statistique à l'échelle communautaire, vient de publier son rapport sur la mobilité des européens. Celui-ci est nommé "People on the Move" et met en lumière les mouvements des personnes au sein de l'UE, avec un focus tout particulier sur le travail. Forcément, on y parle du Grand-Duché et de ses nombreux frontaliers.

Le chapitre 2.3 de l'étude "People on the Move" s'intéresse aux personnes traversant les frontières pour se rendre sur le lieu de travail. En 2018, cette situation s'appliquait à 1,3 millions de personnes dans l'UE, correspondant à 0,6% des 220 millions de travailleurs âgés de 20 à 64 ans.

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Ainsi, ce sont 125 000 polonais qui travaillent en Allemagne, mouvement le plus important dans l'UE. On retrouve ensuite les frontaliers français vers le Luxembourg : ils étaient 88 000 en 2018. Les allemands vers le Luxembourg sont 52 000 et complètent le podium. On notera également les importants mouvements entre la Slovaquie et l'Autriche (48 000) et entre la France et la Belgique (46 000).

L'étude souligne également le fait qu'il s'agit en majorité d'hommes, travaillant dans le secteur de la construction : ils représentent 30% des mouvements entre la Pologne et l'Allemagne, 21% entre la France et le Grand-Duché, et 12% entre l'Allemagne et le Luxembourg. Quant au passage de frontière entre la France et la Belgique, il concerne à 30% des hommes travaillant dans l'industrie. Puis, entre la Slovaquie et l'Autriche, ce sont des femmes qui évoluent dans le secteur de la santé, à 46%.

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Source : Eurostat


Publié le 17 juillet 2019