Entre 2015 et 2020, le nombre de fonctionnaires et agents européens travaillant à Luxembourg est passé d’environ 12000 à plus de 14000, a-t-on appris à la suite d’un échange à la Chambre des députés entre la députée CSV et ancienne vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding et le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn.

Dans une question parlementaire, la députée demandait au ministre dans quels organismes les effectifs des institutions européennes avaient le plus augmenté. Dans sa réponse, Jean Asselborn précise que «la croissance du nombre de fonctionnaires (…)  s'explique en premier lieu par une hausse significative des effectifs du groupe BEI, ce dernier étant constitué de la Banque européenne d'investissement (BEI) et du Fonds européen d'investissement (FEI). S'y ajoute une hausse des effectifs de la Cour de justice de l'Union européenne, de la Cour des comptes européenne, du Centre de traduction des organes de l'Union européenne et du Mécanisme européen de stabilité (ESM).

L'établissement de !'Entreprise commune européenne pour le calcul à haute performance (EuroHPC) tout comme du Parquet européen a contribué également à consolider la présence des institutions, organes et agences européennes au Grand-Duché. (…) Ces deux nouveaux organes de l'UE doivent d'ailleurs connaître encore des hausses de leurs effectifs au cours des prochaines années. »

Et le ministre de déclarer également que «le gouvernement poursuivra ses efforts visant à développer davantage encore la présence des institutions et agences européennes au Grand-Duché, en mettant l'accent aussi sur l'expertise et le potentiel de synergies des institutions, organes et services présents au Luxembourg, y compris dans des domaines comme la santé et l'e-health».

Un coût de la vie problématique même pour les fonctionnaires européens

Alors que le gouvernement voit donc d’un bon œil l’augmentation du nombre de fonctionnaires européens au Luxembourg, Jean Asselborn note que le coût de la vie peut poser un certain nombre de difficultés : «Il y aurait un écart du coût de la vie de 10,5 % entre Luxembourg et Bruxelles. Du point de vue du gouvernement, cet écart significatif justifie la poursuite des réflexions relatives à des pistes de solution potentielles, y inclus l'option d'un coefficient correcteur pour le Luxembourg, qui pourraient être adoptées au niveau de l'Union européenne pour compenser cette différence du coût de la vie», écrit le ministre.


Publié le 10 septembre 2021