Benjamin Bonvalot, HR Director au sein d'ATOZ Tax Advisors, revient sur les bienfaits de participer aux enquêtes proposées par Great Place to Work, même en période de changements internes. Elles permettent notamment de faire un diagnostic du climat social de la société, mais aussi de mesurer la satisfaction des collaborateurs de façon continue, entre autres.

Vous avez été nommés, à plusieurs reprises par vos salariés, comme une entreprise ou il fait bon travailler suite à l’enquête menée avec GTPW. Pendant ces différentes périodes, vous avez été soumis à plusieurs changements internes, quels sont-ils ?

C’est en 2012 que l’aventure Great Place To Work a commencé pour notre Firme. La première enquête a permis de faire un diagnostic du climat social au sein de notre groupe. Avec un fort taux de participation et une honnêteté de la part de nos membres ; honnêteté propre aux valeurs de notre Firme, nous avons pu élaborer la stratégie à mettre en place pour devenir une entreprise où il fait bon travailler. La première action fut pour le groupe d’Associés d’ATOZ de nommer un Managing Partner Operations en charge de la gestion quotidienne de la Firme. Depuis lors, ce poste est occupé par M. Fatah Boudjelida qui souhaite établir une stratégie axée sur les quatre piliers suivants :

• L’écoute : La création de forums de discussion dans le cadre de divers projets internes afin de comprendre l’évolution générationnelle de nos membres ainsi que comprendre leurs attentes à notre égard

• La communication : La communication est la clé de voute pour une organisation saine, ainsi plusieurs canaux ont été mis en place pour permettre à nos Membres de s’exprimer et aux Associés de partager leur stratégie, leur vision et le cheminement du groupe dans l’atteinte de nos objectifs

• La transparence : une communication transparente tant sur le style managérial que sur les résultats de la Firme

• La responsabilisation, l’implication et la collaboration : Toutes décisions qui incombent aux Membres de la Firme sont prises par les Membres eux-mêmes au travers de collectifs représentatifs. Tout Membre a également la liberté de suggérer des améliorations/des projets pour lesquels il sera entendu et responsabilisé dans la mise en place de ce(s) dernier(s).

 

Durant ces périodes de changement, vous avez continué à mener en interne l’enquête de satisfaction GPTW, quelle est selon vous l’utilité de faire cet exercice pendant ces périodes de changement ?

Comme le mentionnent les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross en rapport avec la structure de la courbe du changement, le changement est une succession de phases. Ainsi l’évolution du changement est un processus continu, c’est pourquoi il est primordial de mesurer son impact dans le temps. Une entreprise, telle que notre Firme, est un organisme vivant et évolutif, c’est pourquoi l’outil Great Place To Work nous permet de mesurer la satisfaction de nos membres au fil des années.

L’enquête Great Place To Work nous permet donc de mesurer les évolutions de satisfaction de nos membres et d’agir en conséquence si nécessaire. Dans notre palette d’outils de communication/diagnostic, il s’agit d’un outil puissant pour maintenir le dialogue social, c’est pourquoi, à réception des résultats, nous communiquons ces derniers sans filtre à tous nos membres et nous mettons en place, si nécessaire, des groupes de travail pour mettre en place des actions d’amélioration collaboratives.

 

Que ce que cela vous a apporté comme information pour mener à bien vos projets ?

La structure de l’enquête nous a permis de faire un travail d’introspection de notre organisation. Par cet outil, nous nous sommes retrouvés face à un miroir qui a pu mettre en évidence la volonté de nos Membres d’être d’avantage impliqués dans la gestion de la Firme. La notion de communication est apparue avec un besoin de plus de transparence tant sur la politique RH que sur les résultats financiers.  Tout employeur a toujours l’impression de fournir suffisamment de « feedback », hors c’est sous-estimer le besoin des équipes pour une communication dans les deux sens ; communication qui se veut régulière, honnête et constructive.

Les notions de projets, de responsabilisation et de participation à la vie sociale de notre Firme sont des éléments qui émanèrent de l’enquête. Enfin, l’enquête qui est anonyme permet toutefois d’obtenir une ventilation des résultats par département ou par catégories de populations. Ce dernier point est un élément essentiel pour croiser les données et ainsi cibler avec précision les résultats aux questions (59 questions sur l’ensemble de l’enquête) et les populations avec lesquelles nous devons travailler pour que chacun puisse se sentir heureux au sein de notre Firme.

 

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à se lancer dans la mise en place de ce diagnostic interne ?

Je leur conseillerais de ne pas hésiter. Il n’y a que du positif à tirer d’une participation à ce diagnostic interne. La confidentialité des sociétés participantes est 100% garantie et s’ajoute à cela le fait que la participation à la labélisation est facultative. Ainsi toute entreprise a le choix d’utiliser l’enquête à des fins internes sans participer à la labellisation ou de communiquer largement en externe via le label, sous réserve d’obtenir ce dernier.

Côté employeur, participer permet de se remettre en question, d’être à l’écoute de ses Membres et de pouvoir faire un travail de fond sur les processus RH en place et mesurer la pertinence de ces derniers.

Côté employé, c’est renforcer le sentiment d’appartenance, de fierté, la possibilité de se faire entendre et de participer à l’amélioration continue de la Firme et de la vie communauté.

Au sein d’ATOZ, je suis intimement convaincu que la participation à l’enquête Great Place To Work est une action gagnant-gagnant (tant pour nos Membres que pour la Firme) afin d’assurer des relations de confiances, saines et pérennes dans le temps.

 

Pour plus d'informations, contactez dès aujourd'hui les experts de Great Place to Work Luxembourg : info@greatplacetowork.lu

 

Source : Great Place to Work Luxembourg


Publié le 08 octobre 2019