Dans un communiqué commun diffusé le 12 novembre, les syndicats CGFP, OGBL et LCGB font état de plusieurs procédures – qu’ils soutiennent – devant le tribunal administratif et le tribunal d'arrondissement initiées par des salariés et des fonctionnaires non vaccinés.

Depuis le 1er novembre, les administrations publiques et les entreprises sont autorisées à introduire le CovidCheck sur le lieu de travail, sans possibilités d’autotests non certifiés. La CGFP, le LCGB et l’OGBL ont dès le début relevé leurs préoccupations. Dans le communiqué diffusé le 12 novembre, les trois syndicats répètent une nouvelle fois qu’ils ne sauraient «en aucun cas accepter d’éventuelles sanctions sévères, qui pourraient, dans le pire des cas, même entraîner le licenciement d’un salarié».

Fidèles à leur ligne de conduite, CGFP, LCGB et OGBL dénoncent «la mise en œuvre hâtive et cahoteuse de la nouvelle réglementation» qui représente une grande menace pour la protection des données.

Les syndicats revendiquent la réintroduction immédiate des tests rapides gratuits critiquent le gouvernement et son absence de «volonté de compromis».

Selon eux, la dernière loi Covid n’est pas conforme aux textes légaux et normes prépondérants. CGFP, LCGB et OGBL soutiennent ainsi une procédure judiciaire visant à examiner si le CovidCheck sur le lieu de travail est effectivement en opposition à certains textes juridiques.

Dans le secteur public, les organisations de défense des salariés  se félicitent que de nombreux directeurs d’entreprise fassent preuve de « bon sens afin de trouver des solutions pratiques en dialoguant avec leur délégation du personnel, afin de ne pas envenimer davantage une situation déjà tendue ».

Mais dans le secteur public, la situation serait tout autre : «Dans de nombreux autres secteurs de la fonction publique, les contrôles Covid semblent être appliqués de manière extrêmement rigide et inflexible.»

Certains salariés se seraient vu refuser l’accès à leur lieu de travail. «Les victimes ont entre-temps intenté les premières plaintes en justice devant le tribunal d’urgence (référé) et le tribunal administratif.» Les salariés concernés sont soutenus par la CGFP, le LCGB et l’OGBL.


Publié le 15 novembre 2021