S’il faut se prémunir d’un mal lors de la reprise, c’est de retomber dans des politiques d’austérité, comme cela a été le cas après la crise financière de 2008-2009. Il est indispensable de respecter le modèle social luxembourgeois, sa tradition de dialogue, ainsi que le droit du travail. La sortie de la crise liée au coronavirus doit être planifiée, avec l’objectif d'une relance durable, sans risque de rechute, dans le cadre d’une reprise socialement juste ! Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue l’autre urgence, celle d’ordre écologique.

À court et moyen terme, le risque principal semble bien être celui d’un « déconfinement » trop précoce avec une réémergence de la pandémie et un retour aux mesures actuelles de restriction des activités économiques, ce qui renforcerait encore les conséquences négatives de la récession économique. En parallèle, il faut également faire attention aux conséquences sociales et économiques des mesures restrictives actuelles, mais également aux répercussions sur la santé psychique et, parfois même, sur la santé physique de certaines personnes. Dès lors, il importe de planifier soigneusement une sortie prudente mais aussi rapide que possible des mesures de crise actuelles, tout en veillant à la santé et à la sécurité de tous les travailleurs.

Pour ce faire, il faut non seulement se fier à la situation sanitaire nationale, mais également porter un regard attentif sur la situation internationale, et cela tant au niveau européen que mondial. En effet, comme l’a montrée la propagation fulgurante du coronavirus à partir de son foyer initial, les frontières, aussi fermées qu’elles puissent être, ne protègent guère de la pandémie, leur obstruction s’avérant même contreproductive lorsque cela empêche du personnel soignant ou du matériel médical de passer.

Dans la présente situation, la coopération au sein de l’Union européenne (UE) et le bon fonctionnement de ses institutions sont essentielles. Le plan de soutien européen de quelque 500 milliards d’euros sur lequel s’est soldé la réunion des ministres des finances de l’UE du 9 avril 2020 constitue un premier pas dans la bonne direction, mais il faut craindre qu’il ne soit pas suffisamment ambitieux au vu des défis sociaux et économiques posés par la crise sanitaire actuelle. À ce sujet, la Chambre des salariés du Luxembourg (CSL) soutient les propositions et recommandations de la Confédération européenne des syndicats.

 

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Communiqué par CSL


Publié le 15 mai 2020