Pour la quatrième année consécutive, Sup de Com vient de publier son Baromètre des métiers de la communication, une étude qui trace les contours de ce secteur en pleine expansion. L'occasion pour les acteurs de la com d'appréhender les grandes tendances qui se profilent dans leurs profession.

L'étude se penche dans un premier temps sur l'aspect recrutement, en passant en revue les métiers les plus prisés, le niveau d'étude requis, l'importance donnée à l'expérience professionnelle, le type de communication ou de contrat le plus favorisé par les agences et les annonceurs.

 

Un recrutement en hausse chez les agences et les annonceurs

Contrairement à ce que certains profs de fac laissent à penser, faire des études de com offre des débouchés. Parmi les annonceurs et agences ayant répondu à l'étude (350 au total), tous constatent une hausse globale du recrutement. Un fait encourageant, d'autant plus qu'il s'accompagne d'une part majoritaire de CDI. "Il n’y a pas énormément d’évolution par rapport à l’année dernière, en revanche le taux de recrutement chez les annonceurs avoisine les 50% dans les 12 derniers mois et 70% pour les agences", constate Coralie Mozdzynski, chargée de communication de Sup de Com. Un accroissement du recrutement qui se vérifie notamment pour les postes à haut-niveau et lorsque l'individu justifie trois d'expériences professionnelles. 93% des agences et annonceurs ayant répondu à l'étude considèrent justement l'alternance comme une expérience à part entière, même si elle s'accompagne d'un suivi pédagogique. Nombreuses sont d'ailleurs les écoles à la proposer à leurs étudiants car elles constituent un "atout considérable" pour eux comme pour les entreprises.

Fait assez peu étonnant, chargé de communication et graphiste sont les postes les plus recherchés par les agences et les annonceurs. Viennent ensuite les directeurs de communication (17%), assistants de communication (10%) et chef de projet (8%). Peu d'évolution donc de ce côté-là. En revanche, les canaux de recrutement se sont développés. Si le réseau reste le principal mode de recrutement des métiers de la communication, la présence sur les réseaux sociaux et avoir son site internet apparaissent comme des moyens efficaces de se faire repérer. Il ne faudra pas trop compter sur la presse spécialisée (2,5%) ni sur son stage de fin d'études (5,6%) pour espérer trouver du travail.

 

La personnalité, un atout pour les recruteurs

Le Baromètre permet aussi de dresser le portrait-robot du parfait communiquant. Si possible doté d'un Bac+5, il reste assez généraliste quant à son type de communication privilégié. Le rédactionnel le passionne et il est plutôt doué en PAO et techniques web. En revanche, il débute tout juste en analyse de données et reporting. Pas forcément bilingue, ce dernier maîtrise les bases. "Pour certains postes internationaux c’est un plus, en revanche pour une majorité de personnes ce n’est pas indispensable de parler anglais", explique Coralie Mozdzynski.

Un profil type qui correspondrait aux attentes des agences et des annonceurs qui privilégient l'autonomie, la rigueur et valorisent l'esprit d'équipe, d'initiative et l'adaptabilité autant que les qualités humaines et le savoir-être : "Les personnalités des personnes recrutées compteront au moins autant que son niveau global. Les entreprises ont besoin d’assurance, mais à niveau égal de compétences entre deux candidats, le savoir-être comptera énormément".

 

Source : Stratégies.fr


Publié le 08 juin 2017